La Synthwave (et plus précisément la Darksynth), ça doit être un truc vachement hardcore. Un truc pour les vrais, les “trves”, ceux qui sont nés avec un pad entre les mains et qui n’ont pas peur du Game Over. Quand on y réfléchit bien, il y a pas mal de jeux qui ont du synthé en guise de bande originale et qui sont des jeux à la difficulté bien relevée (Hotline Miami, Furi…). C’est le côté old’school. Dans les années 80, les jeux vidéo étaient sans pitié. Ça rigolait zéro.
De son côté, DESYNC, sorti le 28 février dernier, place la barre très haute aussi bien au niveau de sa musique avec un double album entier signé Daniel Deluxe et Volkor X mais aussi au niveau difficulté. Vraiment très haute… Trop même. Si je n’étais pas un gars zen, j’aurais probablement cassé un ou deux claviers sur ce jeu…
DESYNC Vol. 1 par Daniel Deluxe, le grand luxe !
Si vous êtes familier avec le travail de Daniel Deluxe, cette OST vous emmènera en territoires connus : niveau sonore, nous ne sommes pas si loin de Corruptor, son premier et génial LP.
Le morceau d’ouverture The System (Feat. Volkor X) est un mid-tempo plutôt posé par rapport à ce à quoi nous a habitué Dani. Choix compréhensible après tout, il s’agit de la musique d’accueil du jeu. Il est de bon ton de laisser un petit répit au joueur le temps qu’il configure correctement sa sortie sonore. Daniel Deluxe, c’est un peu une arme de destruction massive pour les tympans s’il n’est pas utilisé correctement. Safety First !
Quoiqu’il en soit, dès le début du jeu et la fin de cette intro, plus de pitié : on retrouve vite les beats très agressifs, incessants et quasi hypnotiques caractéristiques du gars dès la seconde piste Disobey.
Sur Aggressor, on se retrouve la tête prise dans un étau de synthé implacable. Définitivement un des meilleurs moments de l’album… Et c’est encore mieux lorsque l’on découvre cette piste dans le cœur de l’action frénétique du jeu. Y’a de quoi devenir Berserk. Genre vous mettre dans un état de pseudo transe, coupé intégralement du monde et concentré “as fuck”.
L’assaut continue avec Breakout, un des autres highlights qui tape et qui rend fou. Plus varié et maîtrisé que Aggressor avec plus de samples et une montée en intensité plus contrôlée, c’est un concentré de ce que Daniel Deluxe sait faire de mieux.
Les morceaux suivants agitent le drapeau blanc histoire de ménager un peu les auditeurs (et les joueurs). Plus Dark Ambiant malgré sa basse galopante, Enemy est le morceau parfait pour se mettre en conditions avant un boss fight de l’enfer. De son côté, Cyberoptics est une ballade plus aérienne accompagnée d’une caisse claire assez étonnante chez Mr. Deluxe. Un morceau plus classique qui aurait pu être entendu en intro de quasi n’importe quel film de SF moderne, mais pas inintéressant pour autant… Ne serait-ce que pour entendre Daniel Deluxe sortir de sa zone de confort et de ses gros beats qui tâchent.
La seconde partie de l’album repart avec The Key. Un peu comme The System, on retrouve la rythmique d’acier mais en mid-tempo, prélude à The Link, le morceau le plus “progressif” de l’album. Relativement calme, c’est mélodique, avec de nombreuses couches de synthés finement travaillées et ciselées par notre maître orfèvre. A titre perso, j’apprécie que l’intensité fasse des montagnes russes sur cette piste, mais je regrette que ça ne parte vraiment jamais en explosion sonore. Le morceau en avait la capacité.
La formule clé sur Momentum, c’est Rinse & Repeat. Ce morceau, c’est un peu comme un parpaing de beats balancé dans une flaque d’eau. Efficace, puissant, de quoi anesthésier le cerveau avant le final Connected ravageur, voire carrément destructeur. Difficile de ne pas secouer la tête sur ce morceau qui clôt l’album en beauté.
Bande Originale d’un jeu vidéo oblige, Daniel Deluxe nous offre un album moins violent que Corruptor, moins ambiancé et surtout moins “cinématographique”. Ici, il est question de coller à l’action du jeu, d’en balancer plein les oreilles et d’aider à pomper de l’adrénaline dans le cerveau des joueurs. Contrat réussi, car il y parvient d’une manière très personnelle (sa patte reste très facilement reconnaissable) et très efficace, sans détour. The Foregone Syndicate, les développeurs du jeu, ne se sont pas trompés en lui confiant la mission d’écrire la BO. C’est du grand « luxe » !
Ecouter Desync (Original Soundtrack, Vol. 1) de Daniel Deluxe
DESYNC Vol. 2 par Volkor X : Retry OR DIE !
Contrairement à « Tati Daniel » qui s’est quand même un peu calmé pour DESYNC, Volkor X semble lui avoir bien musclé son jeu pour cette BO. Dès la première seconde de The Duel, le pauvre auditeur pris par surprise se mangera une patate de forain extra-terrestre dans les gencives.
Centaur, la musique du deuxième boss du même nom, est imparable. Lourde et violente comme un 33 tonnes lancé à pleine vitesse direct entre vos deux oreilles… Fun fact, c’est exactement ce que j’ai ressenti pendant ce combat de boss. JE N’ÉTAIS PAS PRÊT !
Masked Death (Desync’d Mix) est un remix un peu plus couillu du Masked Death déjà sorti sur This Means War. Cette musique est peut être celle que j’ai le plus écoutée dans le jeu, car c’est celle du premier boss… et croyez moi, ça a été une épreuve lui aussi ! Même plus que l’autre. J’y reviendrai dans le test du jeu ci-dessous. C’est la piste d’un calvaire, mais c’était quand même très supportable justement parce que cette musique défonce.
The System Reloaded (Feat. Daniel Deluxe) est la version revue et corrigée du thème du jeu par Volkor X, et sa version plus “chill” mais aussi plus imposante fonctionne extrêmement bien. Quand à la dernière piste, Beacon (Feat. Dimi Kaye), il s’agit de la même version que celle déjà sortie de l’album This Means War : rien de neuf pour les connaisseurs.
Finalement, le seul reproche que l’on puisse faire à cet EP c’est d’être trop court. Deux vrais morceaux, deux remix et un peu de remplissage, c’est peu… et c’est terriblement dommage car j’ai trouvé Volkor X excellent dans son rôle de bourreau digital, capable de faire tomber des têtes avec sa basse surboostée et énervée. J’aurais adoré avoir quelques morceaux en plus du même acabit. En attendant, cela augure du meilleur pour un futur album s’il continue de prendre ses stéroïdes le matin !
Ecouter DESYNC (Original Soundtrack, Vol.2) de Volkor X
DESYNC : Quand DOOM et TRON copulent maladroitement
Nous avons parlé de la B.O Darksynth à tomber de DESYNC, mais au final, il vaut quoi le jeu ?
DESYNC est un FPS à score, genre assez rare aujourd’hui (de mémoire, le dernier représentant en date était Bulletstorm. Le scoring était bien présent, même si le jeu ne se limitait pas à ça). Pour avancer dans le jeu, tuer vos ennemis ne suffit pas. Il faut le faire en rusant, en exploitant le décor, en comptant ses munitions et en prévoyant à l’avance ses déplacements. Oui, c’est très exigeant.
Une difficulté accrue au rendez-vous
Dès les premiers niveaux, on sent très vite que DESYNC ne va pas être tendre avec nous. A la manière d’un Hotline Miami ou d’un Super Meat Boy, on meurt aussi vite qu’on relance sa partie : Die & Retry… Le terme est lâché.
Les ennemis viennent de partout, sont résistants et n’ont pas du tout l’intention de laisser souffler le joueur. Chaque séquence nécessitera plusieurs tentatives pour apprendre les points d’apparition des ennemis, la typographie de l’arène et l’emplacement des pièges que vous pourrez utiliser à votre avantage. C’est plutôt ardu, mais pas vraiment impossible. C’est du moins ce que j’ai pensé avant d’arriver au premier boss et de commencer à m’arracher les cheveux.
Je ne me considère pas comme un joueur débutant, et un la difficulté ne me fait pas peur. Mais DESYNC, c’est autre chose. Par moment profondément injuste, le jeu peut s’avérer extrêmement décourageant ! Qu’il est difficile de faire preuve de précision avec cette vue FPS et cette inertie de déplacement vraiment bizarre et exagérée. Pour un jeu qui se veut nerveux et dans la lignée directe de Quake, c’est pour le moins maladroit.
Et le Doomguy tant attendu devient le petit bonhomme en mousse
Et c’est là, en repensant à Quake, que le principal défaut du jeu m’a sauté à la figure : dans DESYNC, le joueur est trop faible. Jamais je n’ai eu une quelconque sensation de puissance. Ce jeu, c’est un peu comme se retrouver seul contre des centaines d’ennemis équipés de fusils d’assaut avec un coton tige dans les mains. La frustration finit par l’emporter… et les claviers par se briser.
C’est un peu l’anti-DOOM (celui de 2016) : y’en a un qui donne une impression de brutalité, de surpuissance, de liberté tout en restant très permissif, et l’autre où l’on se sent faible, obligé de suivre une chorégraphie bien précise pour survivre face à des ennemis vraiment très avides d’en découdre.
C’est dommage, car DESYNC a vraiment une direction artistique sympa minimaliste genre TRON Bleu/Violet (qui change agréablement du style Cube/Minecraft dont on nous gave depuis un peu trop longtemps) en plus de sa bande-originale extraordinaire.
Parce qu’une bonne OST et une esthétique alléchante, ne font pas forcément un bon jeu
J’ai lancé le jeu jusqu’à réaliser que je ne le faisais que pour avoir de la bonne musique très fort dans mes oreilles, alors j’ai finalement décidé d’acheter les deux OSTs et de les écouter directement. Et vous savez quoi ? Je ne l’ai pas regretté.
Si vous êtes du genre Masochiste et que vous avez de bon goûts musicaux, jetez vous sur DESYNC et sur les deux albums de sa B.O, vous en aurez pour votre argent.
Si vous êtes juste amateur de bon son, contentez vous des deux albums, votre ulcère me remerciera de ces conseils avisés.
Développé par The Foregone Syndicate et édité par Adul Swim Games, DESYNC est téléchargeable sur Steam, pour une quizaine d’euros, hors soldes.
PORN OR VIAGRA, WHAT ELSE ?
I almost never create comments, but i did some searching and wound up here
Daniel Deluxe et Volkor X se la jouent Hardcore de la mort sur DESYNC.
And I do have 2 questions for you if you usually
do not mind. Is it simply me or does it look
like a few of the responses appear like written by brain dead
people? 😛 And, if you are posting on additional places, I would
like to follow anything fresh you have to post.
Would you list of every one of all your community sites like
your Facebook page, twitter feed, or linkedin profile?