Vous savez quoi ? On est en vacances, il fait une chaleur à crever, je suis au bout de ma vie… Et pourtant je me dis que je ne peux pas vous laisser tomber et ne pas écrire deux ou trois trucs à droite à gauche.
Et puis y’a des trucs qui sortent qui méritent VRAIMENT qu’on en parle. Ce tout petit EP de quatre titres de Elay Arson en fait partie.
En plus quatre titres, c’est parfait : ça va faire une toute petite review comme ça je pourrais plus vite retourner dans ma baignoire avec des glaçons dedans.
La Madeleine d’Arson
Après un SPIRIT | DEATH très énervé de la 6 cordes, on se demandait un peu quelle direction allait prendre Elay Arson : yolotoroute Death Metal à la GosT ou alors retourner un peu plus dans le Synth Goth ?
Il faudra probablement attendre le prochain “vrai” album pour répondre à cette question, parce que ce magnifique petit EP ne fait vraiment pas avancer le scmilblik en tombant entre les deux !
Varié ? Carrément éclectique ! L’EP commence très fort avec une cover de Immigrant Song chantée par la divine Becca Starr (de The Van Dammage). Bien heavy avec son célèbre riff bien rafraîchi et finement saturé, Becca envoie tout ce qu’elle a pour faire honneur à la célèbre chanson de Led Zep. Robert Plant peut dormir sur ses deux oreilles : son bébé n’a pas été écorché ! Loin de là.
Le Duo Becca / Elay fonctionne du feu du dieu et m’a ramené en arrière lorsque j’ai découvert les 2 artistes avec Seas of Humanity (sur Rites of the Damned). Quelle claque j’avais pris ce jour là… Je ne m’en suis toujours pas bien remis d’ailleurs.
Seconde piste, Hotline LA est probablement un clin d’oeil au Hotline Miami version côte Ouest ! Plus électro dans sa structure, on est dans un registre assez pesant (voire même angoissant). Loin de la folie délirante et gore des tracks du célèbre jeu vidéo, on est plus dans un registre urbain, noir, Cyberpunk même. Ne délaissant pas sa guitare, elle reste très discrète en arrière plan pour alourdir et donner plus de consistance à la ligne de synthé simple… mais efficace !
On n’oublie pas les potes
Avec son début presque Horror Synth, Gods Among Men permet à Elay Arson d’introduire un Guerrier du Synthé bien trop méconnu à mon goût : DREDDD. Cela fait des mois que j’ai envie de vous parler de lui… mais son oeuvre est tellement dense et complexe qu’il est compliqué de savoir par où commencer. Rien que cette année, le bougre a sorti une quadrilogie d’albums (nommée Black Goat Part 1 à 4) démentielle que vous devriez écouter au plus vite si vous aimez quand c’est Dark et Prog.
En attendant, mélangeant avec finesse synthé et riffs affutés, Gods Among Men a un côté très BO de film… Mais du genre de ceux qui ne finissent pas bien pour les héros.
Dernier morceau : Final Midnight Ride avec en invité l’autre Guitar Hero de la Synthwave, le célèbre Ultraboss ! Il s’agit d’un remix du morceau paru originalement sur SPIRIT | DEATH, mais complètement remanié en balade DarkSynth qui fout un peu les jetons tout en laissant la part belle aux solos endiablés d’Ultraboss. Une revisite intéressante qui ravira les fans de l’originale !
Une Mémoire d’Elayphant
Sans aucune autre prétention que de sonner d’enfer, Borrowed Memories est un EP surprenant qui mérite le détour à lui seul pour la cover d’Immigrant Song… Mais bon c’est vrai que j’ai toujours un crush sur la voix de Becca Starr alors je ne suis probablement pas le plus objectif sur le sujet…
Et puis j’emmerde l’objectivité ! De toutes façons : ELAY + BECCA = <3
Voilà ! C’est dit ! AU BAIN ! En plus suis crevé j’ai tout donné sur le dernier intertitre.
[…] que 2018 n’a pas été une année creuse pour lui. En plus d’un EP de covers intitulé Borrowed Memories, notre guerrier de la 6 cordes a sorti un extraordinaire album de Death DarkSynth ultra heavy […]