Dans une baston de Synthés, lui il se pointe avec une guitare électrique et il allonge tout le monde : Elay Arson, c’est un peu le Axel Stone de Street of Rage version DarkSynth (et brun).
Le moins que l’on puisse dire, c’est que 2018 n’a pas été une année creuse pour lui. En plus d’un EP de covers intitulé Borrowed Memories, notre guerrier de la 6 cordes a sorti un extraordinaire album de Death DarkSynth ultra heavy justement nommé SPIRIT | DEATH qui ne manquera sûrement pas d’être dans notre TOP 2018 des…
Quoi je spoile ?
Nan mais faut pas prendre nos lecteurs pour des sourds, ils l’entendent que c’est une tuerie cet album !
Bref… Merci Elay d’avoir joué le jeu de l’Interview Spotify… et à bientôt… En fin d’année donc..
La Playlist Interview de Elay Arson
- Quel titre t’a plongé dans la synthwave ?
Il y a tout un tas de morceaux entre 1988 et 2015 qui pourraient en être responsable, la plupart d’entre eux venant de producers français. De Daft Punk à Danger en passant par Kavinsky, Perturbator ou Carpenter Brut… Mais si je devais citer le plus coupable dans tout ça, je dirais Danger avec 4:30 de l’album 09/17 2007. En 2015, Le Perv de Carpenter Brut a enfoncé le clou.
- Quelle est ta première grande claque musicale ? Ton premier coup de foudre auditif ?
Je devais avoir à peu près 12 ans et c’est Lovefool de The Cardigans. Y a un truc dans la voix de Nina Persson qui fait fondre mon coeur et me réconforte, encore aujourd’hui. Peut-être que c’est mon héritage de demi-Scandinave ? J’ai un gros penchant pour tout ce qui est meubles IKEA, metal ou grandes femmes blondes…
- C’est quoi LE morceau le plus emblématique du groupe que tu as le plus suivi ? Celui que t’as vu 20 fois en concerts… ou que tu aurais voulu voir.
The Great Gig in the Sky des Pink Floyd, sur le prodigieux Dark Side of the Moon. Ok, c’est peut-être pas leur poste la plus emblématique, mais je pense que c’est leur piste instrumentale la plus remarquable.
- L’envie de faire de la musique, elle te vient de qui ?
On va dire égalité entre The Chemical Brothers sur Block Rockin’ Beats et The Prodigy et le fameux Smack My Bitch Up. j’ai appris à lire la musique en jouant de la trompette, mais les premiers titres originaux que j’ai créé l’ont été sur une station audionumérique quand j’étais ado. J’ai toujours trouvé ça plus intuitif de faire de la musique sur ordinateur, même sur la fin des 90’s quand les ordinateurs ne pouvaient pas encore faire grand chose.
- Qui est selon toi ta principale influence musicale aujourd’hui ?
MASTER BOOT RECORD me fait remettre en cause mes compétences en tant que compositeur. Il m’inspire dans mon écriture comme un Beethoven moderne. Vince DiCola a créé la palette musicale dont j’ai toujours envie de me servir pour ajouter de la puissance émotionnelle. Il y a aussi tout un tas de groupes de Metal ou de producers de Hip-hop qui me semblent être à la pointe de l’innovation et font des trucs que j’ai envie d’essayer.
- On a tous une chanson pour quand ça va pas. Tu nous donnes la tienne ?
J’ai trois morceaux en fait :
Dream House de Deafheaven
The God Ennui de Bosse-de-Nage
The Usher de SubRosa
On dirait qu’il y a comme un schéma qui se dessine. Ce que j’écoute ce sont de longs morceaux de metal qui alternent entre le sombre/tranquille et l’intense/lourd
- Et si tu devais nommer une piste pour pécho ?
Sweet Dreams (Are Made of This) de Eurythmics est un titre grandiose pour une approche de proximité sur un dancefloor, se transformant peu à peu en premier baiser.
- Un titre pour les longs trajets ?
On ne peut jamais se tromper en commençant un long trajet de 1609,34 km (ndlr: Oui, on a traduit aussi les distances !) à travers les Etats-Unis en lançant 1812 Ouverture de Pyotr Ilyich Tchaikovsky dès que l’on monte sur l’autoroute.
- Quel morceau récent t’a fait bouger ton booty dernièrement ? Ou les épaules, au moins.
Valerie de Steve Winwood. Je pense que c’est bien plus dansant que le remix d’Eric Prydz. L’original est simplement et absolument synthy et plein d’entrain.
- Pour terminer, le titre avec le plus de love dans tes playlists ? On veut du mielleux, de la guimauve, que ça dégouline et que ce soit honteux !
Je pensais que ça serait difficile de répondre… Mais en fait il m’a à peine fallut une minute. Je suis sûr à 100% qu’il s’agit de I Want To Know What Love Is des Foreigner. C’est un parfaite chanson d’amour. Un morceau qui parle de nostalgie, de coeur brisé, d’amélioration de soi et d’un besoin d’être guidé.
- Enfin, question bonus : faisons un peu d’Autopromo : le morceau de toi que tu voudrais mettre en avant pour que les auditeurs te découvrent !
Hotline LA, d’Elay Arson du coup. C’est un de nos derniers morceaux et l’un des mieux écrit de 2018. C’est un hommage à Hotline Miami, au jeu comme à sa bande son. C’est aussi un jeu de mot faisant référence au nom du groupe (Elay devait se prononcer comme l’abréviation de Los Angeles L.A., mais la plupart des gens prononcent EEE-Lay), et c’est le morceau que je préfère jouer en live.