J’ai mes oreilles braquées sur NeoSlave depuis que j’ai écouté Blood Arcade (reviewé chez nous !). Il y a quelque chose dans le son du SynthHead Belge qui a tout de suite accroché avec mes tympans : presque aussi pachydermique que l’américain GosT, mais en moins pressé, plus sensuel même avec ces rythmes qui pourraient accompagner des strip-teases en enfer. En tout cas, c’est clairement ce que j’imagine dans ma tête en écoutant NeoSlave.
Et puis c’est pas non plus la pochette du premier et nouvel album qui va me contredire : des Boobs, des morts-vivants et des démons.
Parfait. C’est pile poil mon rayon.
Plus fort ! PLUS FORT !
From Womb to Doom s’ouvre avec l’intro bien nommée Conception : 2 minutes durant lesquelles la tension va monter crescendo dans une veine très horrifique pour lancer l’album… Et c’est peu dire, il va être carrément catapulté par le combo Soulreaper et Overdrive Overture ! Le premier est un peu comme un train fantôme lancé à toute vitesse sur un grand huit, et le second, c’est ce qui arriverait si ce même train fantôme franchissait le mur du son ! Fans de GosT, vous DEVEZ écouter ce morceau : heavy à s’en déboîter les cervicales en headbangant, mais avec des envolées tellement éblouissantes au synthé… et puis ce solo de guitare. Une mise en bouche bien costaude quoi.
Droideka est un morceau “pur” NeoSlave : plus lent, qui roule des hanches et des fesses comme une succube sur un catwalk enflammé. Sexy, Heavy, Puissant… Dans l’esprit, NeoSlave se rapprocherait vraiment d’une version DarkSynth de Lords of Acid (un autre groupe Belge d’ailleurs !).
Plus profond maintenant !
C’est clairement dans cette veine “dark sexy” que continue l’album avec 2 featuring de charme et de choc. Enfin 3. Labyrinth marque le retour d’Evi Broers qui avait déjà enchanté Blood Arcade de sa voix cristalline, avec en plus Absolute Valentine qui rajoute un peu de son groove et de son mojo à la piste. Ce morceau, c’est un peu comme un plan à 3 démoniaque : toutes les pièces s’emboîtent exactement comme il faut et c’est foutrement bon.
Quand j’ai vu la dernière invitée de l’album, j’avoue, mon coeur a fait un bond. Et j’aurais pu m’en douter, ça faisait plusieurs semaines que NeoSlave parlait de The Van Dammage sur les réseaux sociaux et dans ses mix YouTube… Mais non, je n’ai rien vu venir : c’est bien Becca Starr en personne qui vient poser ses lyrics sur Digisexdreams. Toujours aussi en voix, plus sulfureuse et bad ass que jamais, elle joue du fouet et du gant de velours comme la plus expérimentée des dominatrices. Quel ajout pour le NeoDonjon de NeoSlave !
Tu peux y aller, je suis pas ta mère !
La troisième et dernière partie de l’album a un objectif clair : vous en mettre plein la tronche ! Hypnotic Nightmare illustre parfaitement le propos avec son début ultra agressif que ne renierait pas GosT. Ca part vite et fort, comme un coup de talon dans les valseuses.
Disco of Doom en rajoute une couche avec ses synthés et son tempo ultra syncopé, ainsi que ses cris samplés. De temps en temps, les mélodies nous emmènent sur les routes ensoleillées de l’Outrun, mais il s’agit juste d’un petit détour et on retrouve vite la sombre autoroute des Damnés.
Pour finir, c’est Necrodancer qui va vous achever. J’ignore s’il y a un clin d’oeil au jeu vidéo (Crypt of the Necrodancer), mais peu importe : ce morceau est là pour vous piétiner avant de vous laisser rentrer chez vous (ou pas). S’il existe un nécromant qui ramène les morts à la vie pour les faire danser sur ce morceau, on est en tout cas très loin des gentils zombies du clip de Thriller. C’est plus un groupe de Zombies Hooligans.
Casse moi tout la dedans je veux plus rien reconnaître !
Avec From Womb to Doom, NeoSlave offre un premier album explosif. Un condensé de son univers et de son talent. On sent déjà une forte maturité, probablement acquise grâce à ses nombreuses tournées avec les stars de la scène DarkSynth ! S’il continue sur sa lancée, NeoSlave pourrait devenir l’un des piliers de la “deuxième génération” DarkSynth, et c’est tout le mal que je lui souhaite.
Vous n’avez aucune excuse pour manquer cette sortie… Et nan nan nan : qu’on ne vienne pas me dire “oui mais Halloween c’est fini”. C’est jamais fini. Et des albums comme ça, j’en prendrais toute l’année.
Et au fait, si quelqu’un veut bien se dévouer pour mon strip-tease sur du NeoSlave, envoyez un message à Synthspiria qui fera tourner, merci !