Après notre Top 11 des meilleurs EP Synthwave et Darksynth, c’est au tout de passer aux contenus de plus grandes envergures avec les albums et cette fois-ci les albums Darksynth ! Et comme d’habitude, le choix n’a pas été facile et il y a eu des concessions de faites, mais trêve de bavardages passons maintenant au Top 11 des meilleurs albums Darksynth de l’année 2020 !
11. VR SUN de Carbon Killer
Ceux qui nous suivent depuis le début le savent, on aime bien Carbon Killer. Depuis ses débuts avec la découverte de son deux-titres Tempest, puis son premier album chez Lazerdiscs Records, Carbon Inc.. Il s’était également prêté au jeu de participer à notre compilation 30 YEARS Later - An Akira Tribute en 2018. Force est de constater que cette année, avec ce nouvel album intitulé VR SUN, le groupe n’a toujours pas perdu de sa saveur et perfectionne sa production une nouvelle fois, qui plus est, avec une flopée de guests : Elay Arson, Mathusalemherod à savior le side-project de Dan Terminus , Volkor X, Powernerd, Mattrach. VR SUN est plus audacieux, plus diversifié et aussi, plus mature, ce qui fait de Carbon Killer un des groupes à suivre de près, très près. Ça l’était avant, mais avec VR SUN, ça l’est à nouveau encore plus !
10. Dusk Incarnate de Elay Arson
Une apparition sur VR SUN de Carbon Killer et qui voilà à la place suivante de ce Top, Elay Arson en personne avec Dusk Incarnate ! Là aussi, un album plus travaillé, plus maîtrisé, plus diversifié, avec une flopée de guests également : Megan McDufee, Occams Laser, FaceXHugger, Wickline, The Encounter, W17CH et Nova and the Ghost. Elay Arson a parcouru du chemin depuis Rites of the Damned en 2017, qui augurait déjà du très bon pour ce qui allait suivre les années suivantes et Dusk Incarnate en est la finalité. Agressif et mature, mêlant Darksynth, Cyberpunk et Heavy Metal, Dusk Incarnate a tout d’un grand et en fait une des meilleurs sorties de l’année.
9. Culte De La Machine de HUBRID & The Racers feat. Hunter Norton
HUBRID, The Racers et Hunter Norton nous offre cette année un grand album ! Si la patte d’HUBRID est automatiquement reconnaissable par sa folie destructrice et ravageuse, celle-ci s’en retrouve contrebalancée par la venue de The Racers et Hunter Norton, entre nappes et notes de synthétiseurs un peu plus tendres et une guitare furieuse se posant avec brio sur les morceaux et avec parcimonie. Il en ressort un album à la synergie et l’énergie contrôlées et maîtrisées avec une montée en puissance au fil des morceaux, à l’instar de l’évolution d’une machine qui deviendrait incontrôlable. Vous l’aurez compris, on plonge en plein Cyberpunk à l’écoute du Culte De La Machine. Le titre en annonçait la couleur après tout !
8. Trick or Treat de Ectoplague
La Darksynth c’est bien, le Cyberpunk aussi, mais l’Horror-Synth également. Et ça, Ectoplague ne l’a pas oublié avec Trick or Treat, un album qui était sorti pour la période d’Halloween qui nous a beaucoup conquis, plus que son autre album sorti la même année, Cadaverous, également très bon. Ectoplague délivre avec cet album une Darksynth Horrifique très accrocheuse, aux sonorités et beats très 80′ se mariant à la perfection. très clairement un des meilleurs albums de la période d’Halloween, et de l’année vous l’aurez compris.
7. Odyssey of Noise Vol. I de Occams Laser
Occams Laser a évolué depuis ses précédents albums et pour le meilleur ! Odyssey of Noise Vol. I est une tuerie, plus intense, plus soutenue dans le rythme. Il délivre une Darksynth / Outrun rutilante et inflexible qui vous enferme dans une spirale infernale où l’adrénaline n’est que votre seule alliée. Occams Laser tente de nouvelles choses et réussit avec talent son excursion dans ce nouveau style plus effrénée. Vivement le volume II pour voir où tout cela mène, en tout cas chez nous, nous sommes d’ores et déjà conquis par cet album !
6. System Failure de Meteor
Probablement un des albums les plus aboutis de Meteor. System Failure sonne comme un aboutissement de tout ce qu’a fait Meteor depuis ses débuts, de The Harvest, en passant par Voyage Into Fear, Parallel Lives et White Crows. Même sa dernière sortie en novembre 2020, Chaos Theory n’est pas arrivé à la cheville de cet album, aussi bon soit-il. La tâche est rude me direz-vous. Un album à la fois cohérent et solide dans son écriture, qui n’oublie pas de chercher l’originalité et quelques expérimentations pour surprendre, tout en tenant le cap de par sa production maîtrisée. Du grand Meteor.
5. The Night School de Electric Dragon
The Night School d’Electric Dragon est un album incontournable si vous aimez l’Horreur Synth classique et le cinéma d’horreur des années 70. On y retrouve tous ses codes, ses racines, mais avec une sensibilité fraîche et talentueuse (et quand même un peu plus rock et prog’). Coincés entre passé et futur, les artistes qui ont participé à The Night School sont parvenus à créer un chef d’oeuvre intemporel. Un tel album nécessitera peut être pour certain un peu plus d’efforts pour en apprécier toutes les subtilités, comme c’est souvent le cas avec les albums d’Horror Synth classique d’ailleurs, mais The Night School est tellement évocateur qu’il en devient aussi bien plus accessible.
4. Neo-Pandemonium de NIAC
Sorti au label Jet Set Trash Records, Neo-Pandemonium du groupe NIAC fut une belle découverte, assez inattendue et qui se bonifie avec le temps, au fil des écoutes. Mariant à merveille l’univers de John Carpenter, à la Darksynth, au Dungeon-Synth et au Black Metal, Neo-Pandemonium est un album unique qui séduit dès son premier morceau A Cold Night Among Angels. C’est une véritable pépite signée NIAC, qu’on suivra avec attention sur ses sorties prochaines !
3. Mild Sedative de The Rezonator
Une belle découverte de l’année et cela grâce à AtomCyber, qui signe la pochette de l’album du dernier album The Rezonator, Mild Sedative. Sans doute la meilleure des manière d’attirer l’œil sur Bandcamp parmi une énormité de sorties diverses et variées ! Et voir Vincenzo Salvia au mastering, l’écoute se devait être obligatoire à la vue de ceci ! Vous l’aurez compris à la cover, à la patte d’AtomCyber et au nom de l’artiste (coucou The Re-Animator), Mild Sedative illustre à merveille l’univers Cyberpunk dans son aspect Body-Horror et Sci-Fi, un album cinématographiquement parlant. Et, un Cyberpunk pas si terne au vu des sonorités parfois employées dans certaines pistes, ce qui en fait une véritable bouffée d’air frais dans le genre. Des découvertes un peu hasardeuse comme cela, on en veut plus souvent !
2. Diversion de Roex
LONG & PUISSANT. C’est avec ses deux mots qu’on pourrait qualifier le nouvel album de ROEX. 13 morceaux, plus de 100 minutes de musique. Diversion est un album complètement dingue à l’écoute, ROEX est instoppable dans cet album tellement la puissance qui s’en dégage est démesurée, et sur la longueur qui plus est ! Son imagerie d’AKIRA et de Mecha est d’autant plus parlante après avoir écouté cet album. Il est parsemé de genres allant de la Darksynth tantôt distordue, tantôt Cyber avec des influences penchant parfois vers la Trance, parfois vers l’EDM pour ce qui est de la rythmique. Plus agressif, plus Dark, plus puissant, plus long, Diversion est jouissif à souhait ! Et on en redemande !
1. Last Call For All Passengers de DAN TERMINUS
On a essayé, mais en vain. On a essayé de se dire de ne pas mettre Dan Terminus en numéro 1 de notre Top des meilleurs albums Darksynth. Mais rien y fait, rien a pesé plus lourd dans la balance. Last Call For All Passengers est notre album de l’année et au fil des écoutes, ce sentiment se renforce. Dan Terminus ne manque pas de nous rappeler que nous sommes coincés entre les frontières de l’organique et du mécanique et nous prouve une fois encore qu’il est le maître incontesté de ces lieux, et que nous sommes les spectateurs d’un univers qui n’est pas le nôtre. Le must de l’année !
Pas une, mes deux mentions spéciales cette année ! S’agissant de bandes-originales de film et de jeu-vidéo, nous avons choisi de les intégrer en tant que mention spéciale pour ne pas déséquilibrer notre top et parce que celles-ci sont d’autant plus appréciables avec le support adéquate, bien que les deux bandes-originales sont tout aussi appréciables en écoute simple ! Carpenter Brut et Daniel Deluxe ont signé cette année deux OST excellentes !