Vous pensiez que j’allais rater une occasion de vous parler d’Electric Dragon, l’un de mes artistes DarkSynth favori ? Et bien vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au couilles !
Alors oui, j’ai malheureusement un peu de retard, la faute à un calendrier pré-vacances d’été bien rempli, mais je suis encore dans les temps pour vous conseiller d’emmener ce magnifique petit bijou d’EP avec vous dans vos valises : alors oui, on a connu plus « Holydays Spirit » que Electric Dragon… mais si vous cherchez l’évasion et l’exotisme, alors vous devez écouter cet album !
D’ailleurs écoutez le quand même si vous restez chez vous et que vous n’allez nulle part. Voilà, c’est ici, pour vos oreilles :
Ecouter Beasts d’Electric Dragon
When The Beasts Goes On !
Après un concept-album aquatique et une Messe Noire très très noire, Electric Dragon poursuit son exploration thématique du DarkSynth avec Beasts, plus axé sur l’Orient et le Folfklore « Dark Fantasy » Japonais… Ou du moins c’est ce que laisse croire la jaquette ! Oui moi je suis le genre de mec qui fait attention aux jaquettes.
Donc oui, je vous dit ça, mais Venom a beau nous fait partir sur des chapeaux de roues, ce n’est pas spécialement au Japon : je ne suis pas un expert mais je ne crois pas qu’il y ai de serpents à sonnettes là-bas. Pourtant on en entends pendant toute la piste, appuyant le tempo comme une Maracas de l’enfer !
Pas grave, on n’a qu’à dire qu’on part d’Amérique et que la patate du morceau est assez forte pour nous envoyer jusqu’au Japon, le tout en tapant le rythme du pied, parce que Venom reste un morceau « typique » d’Electric Dragon aux mélodies puissantes qui ne manquent pas de mordant.
Et justement, c’est en passant dans l’océan qu’on va rencontrer le terrible Great White : le requin blanc. Après une intro lente et angoissante où on entends le ressac et les mouettes, fidèle à l’héritage des Dents de la Mer, c’est une course effrénée et dramatique qui vous attends en mode ski nautique entre des nappes de Synthés plus bad ass les unes que les autres !
On se calme un peu avec Grey Wolf et son intro hurlée à la lune avant de partir encore une fois pour une fuite en avant rythmée, mais plus chargée en émotions et en nostalgie. Un morceau beau, puissant et sensible… Comme un loup je suppose… Enfin de ce que j’en ai vu dans les films, quand ils sont gentils…
Cet album, c’est un peu un Boss Rush de jeu vidéo : l’auditeur est propulsé sans répit d’une bête à une autre. Pas le temps de niaiser, si vous voulez vivre, il faut fuir et continuer l’écoute sans jamais rien lâcher !
We got the Beasts !
Bon, je suppose que nous sommes arrivés au Japon, parce qu’on commence à entendre quelques sonorités plus typiques ! Propulsé par des percussions aux sonorités proches des Taikos Japonais, Electric Dragon continue dans son sillon destructeur DarkSynth et n’épargne personne. Là c’est au tour du maxi Alpha Gator de sortir des marécages et de vous mordre les molets.
Alors oui je sais : y’a pas d’alligators au Japon… Mais vous savez quoi ? Y’en a en Chine.
J’ai regardé sur Wikipedia.
Close enough !
Il est temps de calmer le jeu avec le « plus japonais tu meurs » Sword Maiden Kitsune. On y retrouve tous les instruments typiques japonais, mais remaniés, distordus et intégrés à un Mix DarkSynth oppressant et étouffant… Et je ne parle même pas de la dernière moitié du morceau lorsque la baston commence : Electric Dragon balance un groove démentiel rythmé par des sons de katana et de flèches et ça marche du FEU DE DIEU.
Sans rire, ce morceau aurait pu être une catastrophe, genre « Musique de Resto Chinois version Electro qui tourne mal », et pourtant c’est une franche réussite et un sacré tour de force qui parvient par toute sa puissance à donner sa teinte à l’album et à renforcer d’autant plus sa personnalité. Le voilà l’exotisme et le dépaysement ! Vous ne pouvez pas passer à côté de ce morceau !
Pour le finish, c’est Hydra qui vient clore l’album et qui a la lourde de tâche de passer après Sword Maiden Kitsune. Plus DarkSynth Classique avec sa basse implacable et ses arpèges en cascade, le morceau a quand même une teinte plus « mystique » et religieux avec ses chœurs féminins qui rappelle un peu les premiers GosT dans l’esprit… Mais c’est avant que la ligne de basse vienne écraser le tout avec un Groove à décorner les bœufs signature move d’Electric Dragon : méfiez vous, c’est un coup à se faire mal aux cervicales et ça serait con d’avoir le dos coincé pour les vacances.
Malgré son côté plus « classique », Hydra est mon deuxième morceau favori de l’album… faut dire que je suis toujours à l’affût pour ce genre de refrains ultra heavy !
Beasts It (Beasts It…) !
Encore une fois, Electric Dragon nous offre un indispensable à tout fan de DarkSynth qui se respecte. Cet EP est peut être un peu plus léger que les autres albums, mais ce n’est pas un soucis, loin de là : sa musique est toujours aussi évocatrice et chargée en couleurs et en ambiances.
Avec Beasts, il s’autorise un peu plus de variété sur un même album sur le thème des Bêtes Sauvages, un peu comme si c’était un melting pot de sa musique, un éventail de ses talents, un catalogue de ses possibilités.
De ce fait, Beasts est peut être un poil moins conceptuel, mais en devient aussi plus facilement accessible et constitue un point d’entrée à la discographie d’Electric Dragon tout à fait valide.
Vous l’aurez compris, maintenant il ne reste plus qu’à propager la bonne parole et balancez le lien de l’album à vos amis, votre famille, vos collègues… Oui, même ceux qui partent en vacances alors que vous vous restez au bureau. Les salauds. Ce sont eux les vrais monstres !