Parce-qu’à Synthspiria on aspire à ne pas parler exclusivement de Synthwave pure et dure mais d’un maximum de styles dérivatifs du Neo Retro, c’est pour cela que je tenais à vous parler de McClane ; un artiste innovant (apparu en concert avec Pertubator, Dance With the Dead ou bien Igorrr) qui peut se targuer d’avoir développé un style hybride et unique qui ne peut laisser personne indifférent.
McClane, la Synthrave
« Synthrave » ou « Hardwave », nous verrons quel terme voudra bien s’inscrire dans l’histoire des abondantes étiquettes rattachées à la Synthwave, bref…dans tous les cas c’est de la bonne !
Dans la même veine que son dernier EP La Fête Triste (On y notera la référence au désormais culte Trisomie21), McClane nous gratifie avec Pas de Veine d’une musique toujours aussi encrée dans les profondeurs caverneuses, d’un club berlinois où s’attraperaient à coup de tessons : cybergoth et punk à chien sur des mélodies maniaco-dépressives qui nourriraient un rythme décadent.
Yipee-ki-yay, pauvre son !
Comme un manifeste, l’EP commence par un morceau nommé FIN où il a l’air de condenser tel un patchwork surprenant de cohérence : gabber music, machina, Synthwave et post-hardcore passée par la moulinette garage-punk qui arrive à uniformiser le tout et sert de préambule à l’EP. Comme pour finir pour mieux DETRUIRE, le second morceau enchaîne toujours avec ce son de prise live sur une intro noise qui enchaine petit à petit sur une intro mélodique du plus bel effet, oscillant entre techno et screamo pour ne pas dire true black à la Carpatian Forest sous arpégiateur.
Après un court interlude s’ensuit La danse Nihiliste comme un écho à l’EP précédant avec des couleurs rappelant le groupe 666 avec son tube Alarma (Oui tu as bien lu 🙂 ) ainsi que les formations Atari Teenage Riot et Rage Against the Machine. Le morceau est court comme une dose d’héroïne. Il donne immédiatement envie de remettre le couvert, de l’écouter afin que la transe persiste. Bonne nouvelle, l’EP de McClane ne s’achète qu’une seule fois après vous le possédez à vie !
Après un sixième morceau un peu plus lyrique, McClane termine sa colérique poésie en y agrémentant d’un feat vocal scandé sur le morceau éponyme à l’album me rappelant étrangement une certaine vague typiquement française où apparaissent les groupes Non Stop et 1=O. Chose qu’il avait déjà fait sur La fête Triste. McClane va donc vous faire danser et glisser avec allégresse dans un vomi longuement digéré de toutes ses influences qu’il déconstruit, torture et manipule en mode fait maison et vous procurer sans l’aide de substances illicites, la jouissance de la toute-puissance et du lâché prise de la violence lite.
Alors en attendant ses prochains concerts, allez sur Youtube, mettez-vous torse nu sur des images du jeu MDK et laissez Pas de Veine s’insinuer par tous vos récepteurs et vous faire faire honteusement aimer ça.
[…] d’imaginer une meilleur bande son pour celui qui nous a gratifié de violences sonores comme Pas de Veine ou The Cavern of Noise. Dès les premières secondes de chaque titre on ne peut se dire qu’une […]