Plus encore que les autres années, ce top a été vraiment difficile à réaliser et a vu la rédaction s’entre-déchirer et se battre pour que chacun puisse y intégrer son album fétiche… Alors pour établir un ordre là-dedans, vous imaginez un peu la galère !
2019 a été un cru exceptionnel pour la DarkSynth et a vu le genre à la fois confirmer ses codes tout en s’ouvrant vers d’autres horizons. Va falloir se calmer les gars, comment on va faire pour l’année prochaine nous ? Ça va être la guerre civile chez Synthspiria !
Voir aussi : TOP 11 DES MEILLEURS EP SYNTHWAVE & DARKSYNTH DE 2019
11. Resistance de Shredder 1984
A l’image de sa superbe cover signée La Belette Bleue inspirée par le célèbre tableau La Liberté guidant le Peuple de Delacroix, Resistance est un appel à la rébellion… et aussi au Headbang !
Shredder 1984 signe 10 morceaux qui envoient des pavés et nous rassemblent sous un étendard jaune… bien moins fashion faux pas qu’un gilet !
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10. Macabre de Cristian Bergagna
Après l’excellent The Nightmare sorti en 2018, le maître de l’horreur Argentin Cristian Bergagna persiste et “saigne” avec un Macabre qui ne peut pas laisser indifférent les fans d’Horror Synth.
Angoissant, massif, dansant, les qualificatifs pour cet album ne manquent pas, mais une chose est sûre, ils ne peuvent être que bons… Et si vous êtes pas d’accord, méfiez vous : y’en a qui se sont fait slasher pour moins que ça !
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9. Suncore de Niky Nine
On l’aura attendu longtemps cet album : des années même ! Avec son single Road sorti en 2013 sur l’une des toutes premières compilation NewRetroWave, Niky Nine a influencé toute la scène et a posé l’une des pierres fondatrices de la Synthwave et du Darksynth… Comment faire mieux ?
En prenant son temps et en revenant des années plus tard avec un album complet, parfaitement maîtrisé, pensé et avec une prod’ démentielle. Suncore est l’un des albums les plus poussés à ce niveau de l’année, et c’est tant mieux car il est extrêmement exigeant. Le Darksynth de Niky Nine sonne mieux que jamais : percutant et un brin noisy sur les bords, tout en étant fidèle à ses précédents (et remarqués) singles.
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8. Redemption de Introspect
Deux ans après Chicago Nights, Introspect sort un nouvel et second album, Redemption, à la jaquette - qui faut le dire-, qui a de la gueule !
On va pas y aller par quatre chemin, Introspect nous livre ici un album purement Dark Clubbing / EBSM (Electro Body Synth Music), oscillant entre Darksynth (et Post-Darksynth même), Techno et Industrial. Si vous voulez, c’est comme si GosT (celui d’avant), Gesaffelstein (celui d’avant) et Perturbator (celui de maintenant) avaient conçu ensemble un gosse au cours d’un threesome endiablé, basse en mains. Bandant non ?
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7. Dark Desires de Grimlin
Véritable petite pépite du genre Darksynth et plus particulièrement Horror Synth, Grimlin nous transporte dans sa caverne infernale et diabolique le temps d’une bonne heure avec ce Dark Desires. Le rythme y est soutenu et robuste, les mélodies tantôt horrifiques, tantot cybernétiques, parfois les deux avec une petite touche funky. L’album est un gouffre d’idées et d’inspirations qui nous touche forcément en bons amateurs du genre ! Le morceau Grim Tonic, en plus d’être un beau jeu de mot Grimlinesque, est un pur péché-mignon à déguster sans modération.
Et comme pour son précédent album Trapped on Tape (dont la jaquette est inspirée de celle de Ténèbres du maître Dario Argento), Grimlin conserve son influence Giallesque, qui nous séduit toujours autant !
Mention spéciale à cet cover signée Atomcyber qui flatte la rétine et colle parfaitement à l’atmosphère que dégage l’album.
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6. 199XAD de Mega Drive
L’excellent Mega Drive est revenu cette année et on dit oui ! D’autant plus qu’avec ce nouvel album 199XAD, faisant suite à son 198XAD qui avait d’ores et déjà marqué les esprits en 2014, Mega Drive nous a marque de nouveau pour cette année 2019.
Sonnant comme une bande originale d’un jeu purement d’arcade des années 90 dans un univers dystopique : Cyberpunk (pour changer tiens…) ! Avec ses drums écrasants, ses synthétiseurs compressés et ses quelques reverberations parsemées ici et là, Mega Drive offre avec cet album un album Cyberpunk et Darksynth particulièrement alléchant, alternant entre des tracks complètement folles, à des morceaux plus atmosphériques, voire cinémtographiques.
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5. Omega de Absolute Valentine
Absolute Valentine revient en force (et en muscles, comme le montre la pochette) avec une véritable leçon de DarkSynth sous le bras nommée Omega ! Maintenant qu’il a levé de la fonte est foutu comme Dwayne Johnson, il assène des patates DarkSynth à faire pâlir de honte les forains du coin.
Plus qu’un producteur, Absolute Valentine est aussi un expert dont les connaissances, la compréhension et la vision globale de la scène rétro lui permettent de toujours rester à la pointe, et il le prouve encore une fois avec cet album.
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4. Playback de Power Glove
Power Glove a enfin sorti son premier véritable album… et quel album ! Un mélange de genre et d’idées, entre Synthwave bien groovée, acompagnée de beats Techno-House et de touches un peu plus proche du Metal. Les solos de guitare se confondent aux basses ondulantes et les mélodies scintillantes des synthétiseurs aux boites à rythmes avec une telle perfection. Dieu que c’est bon ! Ce Playback est une pure réussite, un résultat unique. Si Power Glove est l’un des pionniers du genre que nous connaissons avec notamment Far Cry 3 : Blood Dragon, le duo australien sait très bien évoluer et faire évoluer le genre, tout en gardant sa patte “Power Core”… Vivement le prochain !
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3 Ex Æquo. The Living Will Envy The Dead de We Are Magonia
Bon voilà, c’était tellement la guerre et la galère pour le Top 3 qu’on a pas pu n’en choisir qu’un… Alors on a mis un 3 Ex Æquo ! Promis, ça ne sera pas une habitude, mais cette année était trop blindée !
Avec ce The Living Will Envy The Dead, vous pourrez compter sur les riffs saturés, les synthés agressifs, l’ambiance gore & slasher… C’est We Are Magonia quoi ! Tantôt lent et froid, tantôt rapide et fracassant, l’album est est d’un rafraîchissement tout au long de son écoute (et même en terme de Darksynth, le genre étant pas mal chargé il faut l’avouer) !
WAM reste un des projets les plus à suivre ces derniers temps à ce sujet, et la direction que prend cet album, à savoir un plus industrielle que l’album précédent (comme le fait une certaine petite partie de la scène Darksynth), annonce du très bon pour la suite ! En attendant, cet album fut une petite claque !
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3 Ex Æquo. W I L D F I R E de neon shudder
Avec W I L D F I R E, neon shudder illumine le ciel DarkSynth d’un feu de plasma incandescent. Définitivement pas le plus dark, mais sûrement l’un des albums les plus innovants et précis de l’année.
Pour retranscrire au mieux son univers Cyberpunk, c’est un véritable travail d’orfèvre et de savant fou auquel s’est livré neon shudder : ici rien n’est laissé au hasard. Le moindre sample, le moindre son : tout est millimétré et parfaitement à sa place.
On n’imagine même pas le nombre d’heures passées à expérimenter pour parvenir à un tel résultat, mais cela en valait définitivement la chandelle ! Sorti en Mai, l’album n’a depuis pas quitté nos platines, et malgré toutes ces écoutes, on y trouve toujours un nouveau petit détail cool !
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2. KILLBOTS de Protector 101
Depuis le temps, on se dit “Ouais, Protector 101, je connais bien”… Et puis bim, le bougre il sort un truc auquel on ne s’attendait pas et qui vient remettre les pendules à l’heure. Et cette année, ce truc, c’est l’album Killbots.
Bruitiste, parfois violent au delà du raisonnable, terrifiant même, l’album nous as tout simplement figé sur place. Par moments, on retrouve un peu de sécurité avec des morceaux plus mélodiques… et puis l’instant d’après tout part en vrille et on croirait entendre des mâchoires métalliques géantes grincer en broyant le TGV Paris-Mulhouse en période de pointe. Définitivement un album dont on ne ressort pas indemne.
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1. The Irregularity of Being de Moris Blak
Notre Top 1 Darksynth 2019 n’est autre que le terrifiant et masqué Moris Blak ! L’album The Irregularity of Being est un éventail destructeur de tout ce que l’on trouve de meilleur sur la scène DarkSynth, et j’irais même jusqu’à dire que c’est probablement de part sa variété et sa qualité un album de référence du genre. EBM, Indus, Horror, Ambiant, Post-Darksynth… Y’a de tout, mais l’album garde néanmoins une cohérence à toute épreuve, conservant sa lourdeur groovy et sa noirceur d’ébène tout du long. Incroyable.
Si un gamin vient me voir et me demande “C’est quoi la Darksynth ?”, déjà je lui collerais une claque parce que le DarkSynth c’est masculin, et après je l’enfermerais dans sa chambre avec cet album à fond et il ne pourra sortir qu’après l’avoir écouté 3 fois. Au mois.
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Mention Spéciale : Anaconda Vise de Vestron Vulture
Vestron Vulture est un petit chouchou de la rédaction, on l’adore, mais d’un autre côté sa musique est tellement imprévisible et insaisissable que l’on ne sait pas trop comment vous le présenter. Après s’être frotté à différents styles musicaux et avoir calé un single dans Hotline Miami 2 (quand même), Vestron Vulture a digéré ses multiples influences et a crée son propre style musical : la Dethwave.
Mélange de Post-Punk, Post-Goth, Cold Cave, Shoe Gaze, Post Black Metal, Pop 80s, Electro, Dark Electro, Dark Ambiant… et probablement des dizaines d’autres genres encore, la Dethwave, c’est tout ça, mais plus encore… Pour compléter le tableau il faudrait rajouter aussi son esthétique Gothique, Horreur, Gang des rues, etc…
Ce mélange unique, il l’a confectionné au court des années, et nous qui le suivons depuis tout ce temps on peut dire qu’avec l’album Anaconda Vise, il a vraiment réussi son Magnum Opus. C’est unique, surprenant et à ne pas mettre entre toutes les mains… mais nous on adore.
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