Si vous aviez lu notre dossier sur la Synthwave, vous en aviez déjà peut-être entendu parler… SaturdayMan est une web série disponible sur Youtube sur l’univers des Sentaï. Oui, mais pas que. C’est surtout un condensé de gore, d’humour potache, de références geek, et surtout de Synthwave ! Si vous aimez au moins un de ces éléments, foncez regarder le reboot disponible depuis le mois de décembre sur la chaîne du projet !
SaturdayMan Zana ! Saparl Dequoi ?
C’est un cocktail détonnant que nous offre Samuel Buisseret avec sa série Saturday Man. Sous la couche de Sentaï à la Bioman qui habille toute la série, on retrouve une grosse pelleté d’ambiance néo rétro. Des décors futuristes et kitchs, des néons partout, des fringues en vinyle. Bref, on y est.
Ajoutez à ça une bonne dose d’effets spéciaux en latex, du faux sang et un peu d’action pour le gout et saupoudrez le tout d’humour génialement nul et de décolletés. Vous avez entre les mains une bonne base pour une web série à succès.
Dans un monde pas si lointain que ça, le Grand Sommeil veille à ce que personne ne se couche trop tard. Le couvre feu est à 22h et interdit de s’amuser. Le monde doit dormir et travailler. Point barre. Heureusement le professeur Doyobi, joué par Marcus (mais si vous savez, le mec de Game One et No Life) monte une fine équipe de justicier de la nuit.
Saturday Man puise sa force dans les boissons énergisantes et peut compter sur ses coéquipiers. Force Drunk d’abord, parce que ceux qui pensent que sans alcool la fête est plus folle n’ont jamais bu. Force Joke ensuite pour égayer la soirée. Force Dance pour mettre le feu au dancefloor. Et enfin Force Sex pour mettre le feu à vos parties génitales.
Ensemble, et poussée par les consommations nocturnes, l’équipe de Saturday Man va affronter les forces du Grand Sommeil pour sauver la soirée à grand coup de blaster laser et de sang de monstre partout.
Saturnin Man, du beau monde au doublage
La particularité de la série, c’est que bien qu’elle soit réalisée et tournée avec des acteurs francophones, la série est intégralement doublée. Mais pas doublée à l’arrache. Oh ça non ! Pour donner toute la patte année 80, l’équipe de Saturday Man a réussi à faire appel au gratin des doubleurs de dessin animé de notre enfance.
Brigitte Lecordier (la voix de San Goku enfant), Éric Legrand (Végéta), Patrick Borg (Son Goku adulte), Phillipe Ariotti (Freezer), Vincent Ropion (Nicky Larson), Céline Monsarrat (Bulma), Patrick Poivey (Bruce Willis), Emmanuel Curtil (Jim Carey) et Marcus dans son propre rôle. On retrouve toutes ces voix qui ont occupé nos mercredis après midi !
On ne va pas vous cacher qu’au début l’effet est assez étrange. On a un peu l’impression de se retrouver devant un épisode de saturnin le canard avec une synchronisation un peu pétée et des voix un peu cartoonesque sur de la prise de vue réelle… Et finalement, ça marche du tonnerre ! Le concept prend et apporte toute sa dimension à Saturday Man en lui apportant la petite note de nostalgie supplémentaire et un jeu d’acteur vocal renforçant celui des acteurs réels.
Synthurday Man, la bande originale Synthwave
L’autre grande force de la série, c’est sa bande son. Tout est fait maison par Samuel Bruisseret A.K.A Mr Sam et ça fleur bon le synthé qui tâche et les eighties. Il faut dire que le monsieur est un grand amateur du genre et qu’il s’y essayait déjà en scred avant que le mouvement ne perce.
Il à aussi su s’entourer de personnes de talent pour le reste de la bande son (les parties plus orchestrales) puisqu’on retrouve à la composition le patron de la chaîne Youtube Kronomuzik et Mister DCE. De fait, même si vous n’accrochez pas à la série, ce qui est votre droit, on ne jugera pas votre mauvais goût, vous devriez trouver votre bonheur dans la bande son !
Saturne Mal.
Le développement de la série a été plus que chaotique. Lancé d’abord en indé avant de signer chez Ankama puis de retourner dans les méandres de la production solitaire à coup de kickstarter, Saturday Man a bien failli ne jamais voir le jour.
Mais plutôt que de simplement se lamenter sur son sort, Samuel Bruisseret (encore lui, mais bon c’est le papa) a préféré partager son expérience dans un format vidéo assez intéressant : Les aventures des Aventures de Saturday Man. Une série de vidéos qui se révèlent être des conseils en or pour qui voudrait se lancer dans le monde merveilleux de la production audiovisuelle sur internet et qui retracent les étapes de la création de Saturday Man, de son premier pilote à aujourd’hui.
Malheureusement, même si le kickstarter a bien fonctionné et permis de créer ce reboot de qualité, la série n’est pas toujours pas produite et il faudra encore patienter pour avoir de nouveaux épisodes.
Vous pouvez suivre l’avancée et l’actualité de la série SaturdayMan, sur Facebook et Twitter.