Après la folie de Wrath of the Code, le précédent album de Dan Terminus, l’acide sonore de ce petit franchouillard revient en force dans vos tympans ! La difficulté de doser entre les morceaux acidulés et les balades palpitantes a été relevée en beauté avec Automated Refrains, dont la couverture incroyable réalisée par Lucas Carey nous fait plonger agréablement en transe. Préparez-vous dès maintenant pour l’album Darksynth de l’année sans hésiter !
Des refrains effrénés, effrayants, infinis qui s’affinent
Tous les morceaux de cet album possèdent chacun leur propre âme, un corps bien dessiné, une chaleur sonore unique, tantôt rafraîchissante, tantôt bouillonnante, une explosion multicolore dans ton calbute, ton prépuce se distordra et formera une boucle sans limites. L’album est sorti il y a quelques temps déjà (10 novembre 2017), mais un tel chef d’oeuvre mérite de s’attarder longuement dessus.
Margarifit..firi..rififer…bref, le second morceau de l’album donne directement le ton survolté. Ca pulse tellement que t’es plus secoué après son écoute que tes expériences juvéniles avec l’aspirateur de ta mère, c’est pour dire. J’ai personnellement adoré Grimoire Blanc. Derrière ce petit nom mystérieux, rappelant vos épopées magiques sur Runescape quand vous étiez un jeune puceau adepte de mondes virtuels bien moches, se cache un grand voyage entre les époques et les mondes variés, visibles sur la jaquette. J’adore beaucoup ce titre, je ne m’en cache pas, Dan Terminus casse des rotules de bébés phoques avec son Automated Refrains. Littéralement.
Et tu tapes, tapes, tapes, c’est ta façon d’aimer
Perturbator et Carpenter Brut devraient se mettre à genoux devant Dan. Il apporte un vent de fraîcheur intense sur la scène française, est moins cher qu’un buffet japonais à volonté et a plus de goût qu’un clacos cuit à la Kro’, un must ! Vous l’entendrez sûrement un jour sur Nova, qui lui fera plus plaisir je pense que Radio FG, bien qu’il se moque lui même de son travail sur son Twitter. Beaucoup de monde parle de son travail, de son album, de son âme, de sa créativité sans précédent. Et je viens appuyer sur tout cela. Dan, change rien, t’es le meilleur !
Bref, je vous ai donné qu’un infime aperçu de l’expérience Automated Refrains, le meilleur moyen de vous faire votre avis est de l’écouter, je ne vais pas vous donner la main, vous êtes assez grands pour chercher la vérité de mes dires. Je ne conseille pas cet album aux fans de Vaporwave ou de Chillwave, car c’est vraiment loin d’être relax dans son ensemble. Vous allez bouger vos tétons au rythme du BPM élevé de l’album, vous allez transpirer comme un vegan au Buffalo Grill, vous allez baver comme un tétraplégique dans un parcours d’escalade forestier, soyez prêts, mortels !