Aujourd’hui on va parler musique, comme d’habitude finalement. Cette introduction commence décidément mal et pour continuer dans cette médiocrité littéraire suite à un manque d’inspiration -venant également trahir mes idées de cadeaux de Noël -, on va plutôt parler d’un maniaque de la prise Jack , Jack Maniak et de son premier album Code 403, sorti ce mois de novembre chez Jet Trash Records. Mais qui est Jack Maniak, car oui, on n’en avait jamais entendu parler jusqu’à cette sortie, du moins pour ma part !
De son vrai nom Jean-Philippe Ouamer, Jack Maniak n’est pas un novice dans le domaine de la musique, batteur et claviériste du groupe Death Metal Idensity et du binôme OMRÅDE, Jack Maniak n’est finalement qu’un projet personnel créé en 2016 en amour aux années 80 et à la Synthwave qui en découle. L’ensemble combine à la fois les douces mélodies issues des synthétiseurs aux lignes de basse retentissantes, à la rythmique Hard-Rock d’une guitare électrique aux drums eighties.
The future has not been written
L’album débute sur Stripe Is Back, en référence sans aucun doute à Stripe des Gremlins, la jaquette de l’album l’indiquant très clairement, et ce premier album nous plonge dès ses premiers instants dans son ambiance torturée et horrifique, notamment par l’usage du clavecin, une ambiance qui s’allège au cours des différents refrains avec des notes de synthétiseurs légères et porteuses.
Second morceau, No Fate, en souvenir de la fameuse réplique de Terminator 2, vient nous chatoyer la nostalgie de l’action 80s, rappelant par quelques moments le Blood Dragon Theme de Far Cry 3. Parce que oui, ce morceau collerait plutôt bien à ce dernier, de par sa rythmique qu’il génère, à la manière d’un « Doom Blood Dragon », vous voyez le truc.
Code 403 : A Server Error has occured
Pour ceux qui l’ont, vous gagnez un Bitcoin. Mais au-delà de ce très brillant jeu de mot du numérique que me permet Code 403, il en résulte un des morceaux porteurs de cet album. Une darksynth assez codifiée, et je ne sais réellement pas comment mieux la caractériser, avec des petites touches d’Horror Space, tel Kang & Kodos qui débarquent dans ton ordinateur. S’en suit Final Departure, dans la continuité du précédent morceaux, avec des sonorités spatiales et électrisantes, énergiques à souhait.
Vient Tribal Mob, cinquième morceau de l’album et qui pour moi est l’un des plus réussis et qui porte merveilleusement bien son titre. Une intro avec une voix vocodée, légèrement noyée donnant l’impression d’une invasion Alien commanditée par cette voix ; des sonorités et vocals qui rappellent tout un pan du tribalisme, comme si deux univers que tout sépare venaient à se réunir, à l’instar de celui des Aliens et de nous, pauvres humains que nous sommes.
Il y a même et ça ce n’est pas anodin, un semblant de pungi voire un pungi tout court. Mais si, cet instrument dont joue les charmeurs de serpent ! Et le tout est couplé par une dimension épique jouée au synthé qui rend particulièrement le tout cohérent et très plaisant à imaginer. The Guardian, suit son prédécesseur et dévoile ce qui suit, plus brutal, plus prononcé, avec l’ajout d’une guitare électrique et une mélodie plus ancrée dans l’horreur et la désolation.
He’s a Maniak, maniac on the floor
Finalement, l’invasion extra-terrestre s’en relève bien marqué avec la track qui suit, Space Invaders, qui calme le jeu, avec une rythmique plus posée dans ses débuts pour ne finalement que s’accélérer au fil du morceau. Et bizarrement, enfin bizarrement… ça semble assez logique au vu du titre du morceau, mais ça collerait assez bien à une partie de Space Invaders, ouais. La partie s’achève avec, Dangerous Night, un morceau qui reste assez droit dans ses bottes, avec un darksynth assez linéaire.
Le duo Sky Demons et Glory qui viennent clore l’album sont des plus intéressants. Sky Demons débarque dès son introduction comme annonçant un climax et c’est finalement au milieu de ce morceau qu’il se fait ressentir avec une compression de notes qui me rappellent quelques sons issus de l’univers de Metroid, avec un tempo croissant qui vient donner un coup de pêche. Et Alain Juppé approuverait ce morceau sans souci, en dehors de tout affiliation politique bien évidemment. (joke de merde.)
Glory donne vraiment l’impression d’une fin d’aventure, comme un générique qui défilerait sous nos yeux. Peut-être influencé également par le titre, mais on y ressent une sensation d’achèvement, de clôture, de réussite après avoir écouté l’album. Et c’est finalement ça, pour ce premier album, Jack Maniak en a fait une réussite.