Comme l’a dit un jour un célèbre musicien de banlieue : « Je prends un malin plaisir à pointer du doigt ces presques rien qui font la poésie de nos vies » (sic). Speed Machine fait pareil, il assemble des p’tits bouts d’trucs, il les assemble et va les écouter tranquille, dans sa chambre. Mais au lieu de juste les garder pour soi et de s’en battre la race de vous, mes petits lardons, il les partage avec le monde entier et nous pond dernièrement Dead Racer, un EP aussi formidable qu’un mélange Vodka-Paic Vaisselle Framboise pour se rendre malade d’amour avec joie et allégresse.
Dead Racer, six morceaux à l’effet de speed
Six morceaux acidulés comme le Munster qui pique du rebeu en bas de ta rue, directement versé dans ta boîte crânienne, avec une disqueuse rouillée agrémentée de néons roses et bleus. Mais me diriez-vous, c’est pile-poil le même nombre de morceaux que l’album Awakening de Robert Parker. Et c’est aussi exactement le chiffre du diable. Coïncidence ? Je ne pense pas. Voilà pourquoi on entend des rires diaboliques à la fin de Necronomicon. Tout s’explique, mille sabordels !
J’ai écouté le premier morceau il y a quelques jours, par hasard en me baladant sur le réseau social préféré des pucelles (je ne parle pas de Twitter). Et j’ai fait un choix concernant ma situation bancaire, j’ai « insta-buy » l’EP sans regrets. Bref, pour en revenir à Dead Racer, ces six morceaux me transportent sur le Blue Falcon, accompagné d’un homme en collants bleus moulants (pour ceux qui ont la référence). Et il m’emmène dans les rues de Tokyo, de Dubaï, au temps des animes Akira, GTO (Great Teacher Onizuka) ou encore Coq de Combat, fonçant sur les routes en pleine nuit, où les éclats de lumières des lampadaires oranges et jaunes filent comme un trait d’une clarté éblouissante.
Enfourche ta bécane et accroche-toi mon coco
Pas de coupures dans ces morceaux bandants à souhait, bien plus excitants que les souvenirs des culottes sales de ta cousine germaine. C’est un doux rêve érotique des eighties où admirer le corps saillant et musculeux d’un héros miné par la fatigue, l’alcool et les déceptions amoureuses était encore un hobby affirmé des hommes et des femmes de l’époque, sans aucune discrimination d’une quelconque orientation sexuelle. Ça s’enchaîne grave, les balles du Colt 45 de Speed Machine ne se détournent pas des objectifs fixés, vous faire pointer les tétons et vous inculquer une culture solide de la Synthwave avec des titres qui sonnent comme des classiques mais rajoutent une touche de fraîcheur à un genre en pleine expansion artistique.
Mon morceau préféré ? Chrome Armor. Pourquoi, j’sais pas, c’est un morceau comme ceux-là qui me font revenir à mon enfance, où j’arpentais les univers de mon imagination débordante, sans limites, avec des jeux vidéo futuristes comme F-Zero X, Unreal Tournament ou Quake, qui me donnaient déjà des frissons grâce aux bandes-son détonantes d’ingéniosité et de rythmes endiablées. J’arrive à retrouver cela avec Speed Machine, dans sa discographie générale, pas seulement sur cet EP.
Un dernier mot qui résume tout, si vous n’avez pas lu ? Foncez, achetez-le, seulement 3,59€ sur Bandcamp, un must have pour vos virées en bagnole, vitres baissées, le son à fond pour faire valser les vrais hommes et les femmes sensibles.