Si je vous dit Carpenter Brut, Waveshaper, Scattle, Toxic Avenger, Danger, Kn1ght et Lorn ? Vous avez l’eau à la bouche ? Alors attendez que je rajoute le plot twist final : “Morceaux Exclusifs”.
Une bande originale furi-euse par des fous furi-eux !
Oui : MORCEAUX EXCLUSIFS. Non seulement Furi se paye le luxe d’être un jeu fantastique (nous y reviendrons dans le test du jeu juste après le dépiautage de sa BO), mais en plus son OST est signée par les plus grands noms de la scène avec des morceaux inédits. C’est suffisamment rare pour le souligner ! C’est parti pour une analyse “Track by Track”, ou plutôt “Auteur par Auteur” histoire de ranger un peu mieux tout ça.
Carpenter Brut, la finesse de la brutalité
On commence par notre Charpentier favori : Carpenter Brut livre quatre morceaux (ou plutôt trois et demi) livrés par palette en direct de la menuiserie. Time To Wake Up est le demi morceau, puisqu’il s’agit d’une petite intro d’à peine une minute… Mais tellement puissante et furieuse qu’il serait criminel de la zapper. Une magnifique mise en appétit “in your face aussi bien pour la soundtrack que pour le jeu.
Enraged commence calmement dans une atmosphère angoissante, voire pesante. Des chœurs résonnent au loin et se font de plus en plus insistants alors que montent des arpèges de synthé… Puis le calme… Un petit pont groovy, et le morceau part enfin. Electro, rythmé, avec en arrière plan des cyber-trompettes monotones qui écrasent l’auditeur (Inception style ?). Carpenter Brut balance une piste excellente qui n’aurait pas fait tâche sur Trilogy. Mention spéciale aux chœurs que l’on continue d’entendre tout au long de la chanson et qui sont très bien exploités (ce qui rappelle un certain Perturbator).
Décidément, Carpenter Brut prends son temps sur cet OST. What we Fight For commence lui aussi par une longue intro orchestrale et majestueuse de près de trois minutes qui permet de bien poser le décor. Mais comme d’hab avec l’auteur, quand il démarre, c’est avec la finesse d’un semi-remorque. Le morceau rappelle par moments Turbo Killer avec en bonus de la basse slappée électronique. L’émotion est bien présente, la petite boule qui serre la gorge et les yeux qui piquent aussi. Là encore, ce n’est pas du travail de commande torché à l’arrache mais bien un chef d’oeuvre d’ébéniste fait avec Amour et Passion.
Dernier morceau du Maître : You’re Mine n’a lui pas le temps de niaiser. Le titre part avec un “Bang” et rentre dans la tête comme une balle de Magnum. Mais là où c’est extraordinaire, c’est que malgré une telle agressivité, le morceau est mélodique avec ses lignes de synthés qui accrochent au cerveau et font headbanger. Là encore la basse électronique slappée fait des merveilles : omniprésente, elle réponds sans cesse au clavier et souligne ses harmonies. Définitivement l’un des meilleurs morceaux de la B.O., et j’irais même jusqu’à dire qu’il s’agit d’un morceau majeur de Carpenter Brut. You’re Mine mériterait carrément sa place dans les Setlists Live aux côtés de Roller Mobster ou Turbo Killer.
Bon OK, le morceau est là encore assez long, mais bon… Plus c’est long…
Waveshaper, pas d’échappatoire à c’te vague de Boss
La tête dans les étoiles : A Picture in Motion est la BO parfaite d’un voyage spatial. Le tout commence avec un arpège entêtant, puis les nappes de synthé viennent doucement se poser dessus et l’habiller… Et après une lente montée aux firmaments, Waveshaper lance la grosse caisse qui vient donner au morceau une tournure bien plus groovy. Mid-Tempo ambiancé, ce premier morceau nous montre un Waveshaper fidèle à lui-même : et c’est tant mieux. Je vous ai dit que j’adorais cet artiste ?
Wisdom of Rage sort les griffes, et se veut bien plus agressif dès le début. BO de Jeu Vidéo oblige, Waveshaper a sorti une section rythmique presque 8 Bits (mais sans tomber dans le Chiptune). Très vite, la mélodie reprends le dessus : comme d’hab avec l’artiste, ce morceau est ultra dansant et même les passages les plus intenses donnent envie de se remuer sur sa chaise…
Et croyez moi, le jeu est déjà assez difficile pour qu’on n’ait pas en plus à hocher de la tête en rythme en plein combat… Et pourtant, on le fait quand même, parce que la musique est vraiment si excellente. Une tuerie.
Tout comme le premier dyptique, A Monster est l’intro posée et atmosphérique de You Are The End. Mais là, nulle promenade sympa dans les étoiles. On est dans le noir, c’est humide, ça sent pas bon, c’est probablement des égouts. Beaucoup moins joyeux, même quand le morceau se lance enfin, il me semble profondément triste et nostalgique.
Quasiment l’exact opposé, You Are The End est bondissant, enjoué et même lumineux grâce aux carillons qui résonnent au loin. On retrouve le Waveshaper habituel qui mélange énormément de sons pour finalement obtenir un résultat incroyablement varié, mélodique… et toujours dansant.
Scattle, Battle, Battle, Battle !
La star de Hotline Miami délivre deux pistes à Furi, et là non plus ça rigole zéro. Love and Madness n’est pas aussi hypnotique que ce qu’il avait fourni pour le hit de Devolver, mais c’est quand même du très très très lourd avec des samples grésillants, industriels, on est presque dans la Dubstep parfois mais Scattle a le bon goût de savoir maintenir le cap et de conserver sa rythmique lourde et posée pour donner au morceau un côté tranchant… aiguisé même… Mais aiguisé comme les petites lames qu’on trouvait sur les masses médiévales. Ça écrase le crane d’abord, et ça coupe les os ensuite.
Toujours dans la même veine mais encore plus Noisy, Shambles, c’est un peu comme si un mec cinglé avait organisé une soirée Drum’n Bass dans les décombres encore fumantes d’une boîte de nuit Cyberpunk. Plus heavy, mais aussi avec une sonorité très poussiéreuse (le genre que l’on retrouve dans le Black Metal en général), ce morceau vous prends par les épaules et vous secoue jusqu’à ce que vous ne sachiez plus très bien comment vous vous appelez. J’adore quand Scattle est aussi sombre et aussi costaud. Ceux qui aiment quand ça sent l’essence et le charbon ne doivent pas manquer cette piste.
Toxic Avenger, Vengeance is my weapon
Toxic Avenger signe 2 morceaux et demi pour Furi, je compte un demi car y’a un remix. Make This Right, c’est un peu la fête à la basse avec en accompagnements des samples vocaux qui rappellent Deep Forest (mais si, rappelez vous, la pub pour shampoing Ushuaia de notre enfance). Rassurez vous, quand ça s’énerve, ça pétarade comme un fusil automatique aux munitions infinies. Pas grand chose à voir avec la cascade revigorante de la pub : là c’est carrément un déluge de plomb.
Le remix reste dans la même veine, avec quelques variantes de ton mais globalement, c’est toujours “Feu à Volonté les gars ! Plus à volonté encore, c’est pas nous qu’on paie les balles”. TA TA TA TA TA TA TA TA TA !
My Only Chance, c’est le morceau du Trailer de Furi linké au tout début de l’article. On retrouve les samples vocaux Deep Forest, mais avec une rythmique plus contrôlée. Original : le synthé a un son de Clavecin, mais aux graves légèrement boostés histoire de donner un peu plus de “patata”. My Only Chance est un très bon choix pour accompagner le trailer : pêchu, accrocheur, les voix “bondissantes” vont rester dans votre tête pour un bon moment, croyez moi !
Han Han Bsst Ha oh HA HA !
Danger, le maître mot, le maître son
Je ne compte pas parmi les fans absolus du français Danger : j’aime son univers Manga et j’apprécie certains aspects les plus “durs” de sa musique, mais globalement, il y a un feeling “Dancefloor” qui me laisse assez froid dans ses productions. Est-ce que son travail sur la BO est différent ?
Danger 6:24 est pachydermique. Imaginez les robots de Pacific Rim qui décident de se mettre sur la gueule entre eux et vous aurez un peu l’idée. C’est très industriel, avec des rythmiques limite “jungle”, et un bon gros “BROOOOONNN” rappelant l’Inception sound encore qui n’a de cesse de venir remplir nos oreilles. C’est sombre, ça grince… Ouaip : avec ce genre de morceaux, je monte dans le hype train !
Danger 7:53 est une piste trompeuse. Commençant bien plus légèrement avec juste quelques carillons inoffensifs, le morceau va monter progressivement en intensité jusqu’à devenir encore plus écrasant que 6:24. C’est le retour des cuivres vraiment costauds avec en plus une orchestration derrière de toute beauté. Définitivement un des highlights de la BO (et aussi un magnifique accompagnement pour ce moment dans le jeu.).
On repart dans le plus “Boom Boom” avec Danger 8:02 qui contient de superbes moments très “cinématographiques”, toujours dans la même veine. Vers la seconde moitié de la piste, les cuivres “Trompette de l’apocalypse” résonnent à nouveau et font vibrer nos tympans.
Danger 19:06 et Danger 19:07 sont deux petites pistes d’une minute qui servent de pont à certains moments du jeu, toutes les deux construites sur le même principe, elles fonctionnent terriblement bien aussi : ça commence calme, puis ça s’épaissit, puis les trompettes de la mort qui viennent tout ravager… puis le cut au point de rupture.
Danger est l’artiste qui m’a le plus surpris sur cette BO, tout simplement parce que son travail donne une saveur vraiment particulière au jeu. C’est épique, c’est gras, ça tâche, c’est puissant. C’est sûrement à cause de ces fameux cuivres omniprésents, je ne sais pas… mais en tout cas merci pour la claque !
Kn1ght, ma lame sonore tu goûteras
Kn1ght n’est pas le plus connu de la bande, mais pourtant il a pas mal de bon morceaux derrière lui (allez voir son Bandcamp ! Soyez curieux, que diable !). Il n’a pas encore sorti d’album, juste un EP et quelques singles, mais j’ai hâte d’en avoir plus à me mettre sous la dent !
Pour Furi, Kn1ght a choisi d’offrir un morceau en deux parties : A Big Day est l’intro très douce et complètement Vangelisienne / Blade Runnesque de Something Memorable. Très théâtral, le synthé a ici presque un son d’orgue, et est régulièrement accompagné par une guitare électrique. Avec sa rythmique appuyé et ses mélodies entêtantes, Kn1ght signe un très bon morceau, parfait pour casser du méchant avec style !
Lorn, comme un Porn soft audio dans les tympans
L’américain n’est pas réputé pour sa joie de vivre musicale. Lorn, c’est un peu le silence assourdissant de la scène DarkSynth : c’est rétro oui, mais c’est aussi désolé, ambiant, planant, hanté, voire carrément proche du Drone.
Fidèle à sa conception de la musique, il délivre deux morceaux minimalistes qui n’ont pas besoin d’exploser vos enceintes pour vous faire comprendre le message : Unraveled, c’est le bruit d’une lente progression pieds nus dans un désert de sable noir, où chaque pas se fait plus difficile et nous rapproche de la fin…
Set me Free clignote comme des diodes noires sur un sapin de Noël. Ce morceau, c’est du bonheur pour tous les fans de Synthés analogiques. Les sons nous arrivent en boucle, de partout, mais sont tous camouflés sous une couche imposante de bruits sourds. Le tout donne une impression de brouillard, de poussière là encore, on en a presque le goût dans la bouche… Et c’est définitivement le point fort de Lorn : nous faire voyager… Même si ce n’est pas spécialement dans les coins les plus touristiques.
Peu d’artistes sont capables d’évoquer aussi facilement des décors : Lornle fait et donne l’impression que c’est facile.
Ecouter la bande originale de Furi
Furi, un jeu à la hauteur de son OST ?
Y’a certains jeux qui me prouvent ô combien je peux être un vieux con cynique (et parano). Furi en est le parfait exemple… Il s’agit d’un jeu Français : cocorico mesdames, cocorico messieurs, encensé par la presse Française et un peu plus critiqué par la presse US, ça sentait le produit moyen mais néanmoins soutenu par nos journalistes par solidarité (au mieux).
Oui, je pensais que Furi faisait partie de ces pistonnés, et j’avais décidé de passer mon tour… Mais quand je me suis penché un peu plus attentivement sur la BO, sincèrement, je ne pouvais pas manquer un tel jeu. J’ai pris la version collector en plus pour avoir les mp3. Carrément.
C’est l’heure du D-D-D-DU-DUEL !
Imaginez un peu, vous vous réveillez en taule, vous ne savez plus qui vous êtes, ni ce que vous avez fait pour mériter qu’un maton particulièrement pervers vienne vous torturer tous les matins. Vous ne savez même plus depuis combien de temps vous êtes là… Mais un jour, un type bizarre avec un masque de lapin vous libère et vous rends votre sabre. Pour sortir de cet enfer, vous n’avez pas le choix : il va falloir affronter en duel votre tortionnaire, puis tous les autres gardiens qui ont été mis là pour vous empêcher de vous enfuir.

Difficile de savoir si c’est la tenue la plus flippante que j’ai jamais vue ou la plus ridicule. Le jury dans ma tête est encore en train de débattre sur le sujet.
Furi est un Boss Rush du début à la fin. En tout, il y en a plus d’une dizaine (avec certains cachés selon vos choix dans l’aventure.). Entre chaque combat, le joueur devra marcher pour rejoindre l’affrontement suivant tout en écoutant la narration du pote lapinou. C’est un peu laborieux (votre personnage marche vraiment lentement dans ces phases), mais cela permet aussi de souffler après un fight, parce que oui, Furi n’est pas tendre avec le joueur et porte clairement bien son nom.
Chaque boss représente un challenge à sa manière. Les petits gars de The Game Bakers ont vraiment fait un magnifique travail d’équilibrage et j’ai été vraiment agréablement surpris de progresser relativement sans aucun accro, mais sans m’ennuyer non plus. Seul le tout dernier boss m’a un peu cassé les noix pendant 1 heure, mais sinon, j’ai trouvé que la difficulté était bien dosée. Comptez cinq à six heures pour boucler votre premier run et débloquer le mode “Furier” qui est plus qu’un mode de difficulté plus élevé puisque chaque boss se verra doté de nouvelles attaques et de nouvelles phases de combat.
Une difficulté au rendez-vous, mais bien dosée !
Vous voyez les 2 barres de vie ? Celle en bleu est la vôtre, et celle en rouge celle de votre adversaire. Ce qui est intéressant, ce sont les petits carrés sous la barre de vie des deux côtés.
- Du côté du Boss, les petits carrés représentent la “phase” dans laquelle il se trouve. A chaque fois que vous descendrez en entier sa barre de vie, le boss passera à sa phase suivante (et reprendra une barre de vie pleine). Nouvelle phase signifie nouvelles attaques, nouvelles stratégies… Un boss pourra passer au corps-à-corps rapide alors qu’il était plutôt distance lent à la phase d’avant… Tout change !
- Du côté du joueur, c’est plus simple, à chaque fois que votre barre de vie est vide, vous reprenez votre maximum de vie et votre ennemi aussi (sans changer de phase). A chaque fois que vous parvenez à “passer” une phase d’un ennemi, vous regagnez un carré. Enfin, lorsque vous avez épuisé tous vos carrés, c’est retour au tout début du combat. Vous avez perdu en gros.
J’ai trouvé ce système super intéressant. Il reste punitif, sans trop l’être non plus (j’ai passé la plupart des boss sans mourir car avec ses gains de carrés assez réguliers, le jeu permet de prendre le temps d’observer les attaques ennemies et de s’y préparer.). Les constants changements de barres de vie et de phases rendent les affrontements dynamiques et maintiennent un fort niveau de tension. Pour résumer, on peut dire qu’un duel n’est jamais vraiment perdu ou gagné avant la fin, et ça c’est vraiment top dans un jeu de combat.
C’est d’autant plus réussi que le jeu se permet de réellement diversifier le gameplay avec certaines phases de combat rapprochée, d’autres lointaine, d’autres où c’est au joueur de décider. Il y a aussi des phases de Shoot’em Up avec des “Patterns” de boulettes variés et travaillés. Dans Furi, tout est possible, et le jeu oblige le joueur a toujours rester sur ses gardes.

Je voulais écrire une légende qui parle de boulettes et de Bar-mitzvah, mais j’ai peur que la Twitter Police me juge un peu trop borderline et de me faire virer de Synthspiria. Pour rester plus politiquement correct, je vais donc plutôt écrire “Plus de boules que dans le dernier film de John B. Root”. Le porno, ça reste une valeur familiale sûre.
Et là, vous vous dites : “Ouais mais c’est un peu pête-gueule de mélanger tout ça ? Comment suit la maniabilité ?”, et vous avez raison. Parce que d’habitude dans des jeux aussi rapides, on ne nous demande pas d’être aussi précis que dans un Shoot Em’ Up.
D’ailleurs, c’est même souvent le gros bordel dans ces jeux. Mais là, non, Furi se manie comme un charme. Alors oui, le challenge est bien présent et il n’est pas aisé d’esquiver certaines attaques, mais lorsqu’on rate, on sait exactement où on a merdé (ce qui est la marque des grands jeux). La caméra est rarement prise en défaut, les contrôles sont réactifs, tout est clair… Et c’est jouissif. Vraiment.
Furi au Curry, cuisiné avec Amour
Vous l’avez pigé, le gameplay de Furi m’a laissé pantois. J’ai adoré et j’ai pris un pied pas possible sur le jeu. Je n’ai pas encore tenté l’aventure “Furier”, mais je sais que je la ferai un jour. Mais ce n’est pas tout : le plumage est à la hauteur du ramage.
Le jeu se paie le luxe d’avoir une Bande Originale qui tabasse comme nous l’avons vu en première partie du test, et y’a pas à dire, c’est une tuerie et cela colle parfaitement à l’ambiance très “rétro-manga-SF-cyberpunk” du jeu ainsi qu’à son aspect visuel, super flashy et “over the top”.

Le Héros, avec son gros Katana et sa mèche toujours dans le vent.
C’est simple, même si c’est le héros sans nom que l’on voit le plus sur tous les supports promos du jeu, c’est le personnage le moins réussi du casting ! Chaque boss est unique, avec un look original, des couleurs, un thème musical et une personnalité qui transparaît au travers de ses attaques et de ses interventions vocales. C’est vraiment extraordinaire la personnalité qu’a réussi The Game Bakers à intégrer à son univers et à ses personnages ! C’est un travail consciencieux et plein d’Amour pour son jeu. Je n’ai volontairement montré que des screenshots du premier boss du jeu pour que vous puissiez avoir la surprise de la découverte, mais croyez moi, chacun de vos adversaires, chaque combat, chaque goutte de sang et de sueur que vous verserez rendra l’aventure Furi “worth it”.
Je suis convaincu que ni la musique ni l’esthétisme globale du jeu ne plairont à tout le monde (les goûts et les couleurs ne se discutent pas), mais je ne peux qu’applaudir la volonté de The Game Baker de pousser le concept jusqu’au bout de manière si appliquée et cohérente.
Allez, je suis un malade, je vous montre mon boss au design préféré… Parce que c’est Cyberpunk as fuck et que c’est le deuxième boss. Tout au début de l’aventure.

C’est une nana avec une tête de caméra qui lance des lasers ligotée sur un espèce de Segway. Avec des câbles qui lui sortent de la tête partout. ME LIKE.
Casus s’abstenir ou à endurcir ?
Un point du jeu en particulier a beaucoup fait parler de lui à sa sortie, et je devais en faire un petit paragraphe et vous donner mon avis dessus.
Au début du jeu, vous pouvez choisir 2 niveaux de difficulté. Le premier, c’est le “normal”. C’est celui que j’ai trouvé équilibré. Exigeant, pas tendre, mais jamais insurmontable. C’est “comme ça” que le jeu a été désigné. En le finissant, vous débloquerez le mode Furier (et aussi le mode Time Attack).
L’autre, c’est le mode “Promenade”. Le Easy Mode. Lorsque vous le sélectionnez, le jeu vous mets en garde : “en prenant cette difficulté, vous ne sentirez pas le frisson des combats, le jeu sera super court et globalement ne vaudra pas la peine d’être joué“. D’ailleurs, vous ne débloquerez rien en finissant le mode Promenade, pas même les Achievements.
Outre-Manche, j’ai lu quelques journalistes se sentir “offensés” par le mode Promenade. En particulier cet article de Kotaku. Cecilia D’Anastasio reproche au jeu de pousser autant le mode Normal en “rappelant en permanence à un joueur promenade qu’il ne joue pas au jeu correctement” et aussi de “la faire culpabiliser de ne pas être une vrai hardcore gamer“. Enfin, elle s’interroge sur l’existence même du mode Promenade : pourquoi l’avoir intégré si c’est pour autant dissuader les joueurs de l’utiliser ?
Je peux comprendre ces arguments. Furi est intimidant. Le jeu est diablement rapide, et surtout il ne fait pas de cadeaux, l’action commence vraiment dès le tutoriel. Néanmoins, je persiste à penser que le jeu est loin d’être si difficile que ça en mode normal. N’ayez pas peur, sincèrement, n’importe qui peut y arriver avec un peu de persévérance. Quand à la présence d’un mode de difficulté moindre… J’ai tendance à penser que c’est toujours un plus. Chaque joueur est assez grand pour choisir ce qui lui convient le mieux non ? Dans le cas de Furi par exemple, je ne doute pas que certaines personnes qui ne jouent pas du tout aux jeux vidéo d’habitude pourront se laisser tenter car ils adorent les artistes de la BO.
Ceux là voudront une expérience plus zen, moins exigeante, comme un clip vidéo géant et super badass… et ces gens là, ils en auront rien à carer des succès ou de passer pour un “casu”.
Et ils auront bien raison. Parce qu’il faut s’en foutre de ce que pensent les gens et juste faire ce qui nous plaît, et Furi va vous plaire.
Furi en résumé, c’est…
Furi est une perle. Un petit bonbon. Vous savez, les “kipiks”, ceux qui sont acidulés dans des emballages très colorés. Ceux qui font plisser les yeux parce qu’ils sont un peu aigres mais supers bons en même temps.
Beau, élégant, rapide, précis, maniable, furieux, Furi est un voyage d’une dizaine d’heures dans le meilleur du futur des années 80… Mais attention, limiter le jeu à un trip mélancolique serait une grave erreur. C’est pour moi un nouveau maître-étalon du jeu d’action soutenu par une Direction Artistique sans faille et une Bande Originale extraordinaire.
Le jeu est disponible sur Playstation 4, Xbox One et bien sûr sur PC via Steam.
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