Street Cleaner n’a pas la Street Cred de Perturbator ou de Carpenter Brut en Europe, pourtant le premier album du Californien remonte à 2013 et il est toujours particulièrement actif en Amérique où il est de toutes les fêtes RétroSynth.
Pour vous donner un petit cours de rattrapage en deux secondes, son truc à lui ce n’est ni le Cyberpunk, ni Satan, ni les produits d’entretien ménagers.
Inspiré par les films d’action 80/90s, sa persona est un pur “Vigilante” Américain qui fait régner sa loi dans les rues infestées de gangs, de flics véreux et de pervers sadiques.
On retrouve donc dans sa musique nombre de clins d’oeils aux BO de films d’action et polars US, une ambiance très “virile”, héroïque et sombre à la fois.
Coup de pot, son nouvel EP 4 Titres Revenger est une parfaite vitrine de ce que sait faire le Justicier au casque de Moto pour le découvrir !
Plus blanc que blanc !
Ce qui est bien avec cet EP, c’est qu’on ne perds pas de temps ! Mudercycle rentre dans le tas sans prévenir et balance un thème épique et ses déclinaisons sur une basse speed et sombre. C’est propre et ça fait le taff avec une efficacité remarquable. Et quand une guitare badass débarque de nulle part pour soutenir le synthé bien heavy, c’est encore pire : les tâches disparaissent d’elles même. En s’excusant en plus.
“La Chasse est Ouverte…” nous dit un sample à l’ouverture de Hunting Season… Et c’est sûr qu’avec des boucles de synthés aussi balaises il va pas rentrer bredouille. Sample de fusil à pompe, coups de feu, thème ultra lourd et hypnotique, Street Cleaner continue de matraquer nos tympans renégats et signe un hit de 5 minutes varié et intense (après une accalmie ambiante, le titre repart de plus belle, encore plus écrasant et inarrêtable… Si vous aimez headbanger vous allez être servis !).
Encore plus loin dans les basses, le titre Revenger qui donne son nom à l’EP est lui aussi un petit monument de Dark Synth ultra épique et ultra entraînant il faut bien l’avouer ! Là aussi, on retrouve l’ambiance héroïque unique des années 80/90 où les héros étaient tout puissant dans notre petit écran et réalisaient les cascades les plus dingues sans jamais se décoiffer. La tension est présente, le suspense aussi, mais avec ce côté défouloir gratos vraiment réussi.
Le dernier morceau s’appelle Bitches, Leave et je pense que si Street Cleaner insiste poliment pour rester entre couilles, c’est pour balancer son morceau le plus cracra et le plus burné de l’EP. Véritable défouloir explosif, tuerie en live (j’ai eu l’occasion de voir quelques extraits sur Instagram), ça sent la sueur, la testostérone et aussi le cambouis. Toujours épique as fuck, le morceau donne clairement envie d’éclater quelques têtes sur le bitume… mais pour la bonne cause. Toujours pour la bonne cause. Sinon c’est pas bien.
Street Cleaner Nouvelle Formule : fait partir la tâche, mais pas le gras !
Sautant allègrement dans le wagon de la Dark Synth plus Heavy, Revenger montre un Street Cleaner qui a considérablement musclé son jeu sans perdre son identité. Plus fort, plus rapide, plus violent, le barbu connait parfaitement la musique et maîtrise parfaitement son domaine. Maintenant, nous attendons avec une impatience réelle son prochain album parce que s’il dégage la même puissance et la même rage, ça risque d’être une mandale genre Steven Seagall dans la gueule.
En attendant, Revenger tourne en boucle dans ma playlist depuis sa sortie : 4 titres c’est court, mais 4 titres de cette qualité c’est déjà énorme.
Et si vous avez envie de découvrir les autres album de Street Cleaner, bien entendu vous pouvez aller sur son Bandcamp, mais il a aussi sorti un “best-of” gratuit dont vous auriez tort de vous priver. Voilà, vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas rejoindre le Justicier le plus Synthwave dans sa croisade contre le crime !