A l’annonce de la sortie très prochaine de la saison 2 de Stranger Things planifiée à la fin du mois d’octobre 2017, je décide enfin de rattraper mon retard vieux de six mois et de me lancer dans le visionnage de la première saison. Disponible sur Netflix depuis juillet 2016 ou en streaming pour les plus malins d’entre vous, la série ne comporte (malheureusement) que 8 épisodes d’environ 50 min chacun. Une bonne insomnie suffit donc à dévorer cette série… croyez moi ! Ne vous inquiétez pas, il n’y aura pas de spoil dans cette chronique. On est avant tout là pour vous donner envie de regarder. Saisissez donc rapidement vos lance-pierres et vos talkies-walkies car aujourd’hui on part à la chasse au Démongorgon. Bienvenue dans le monde de Stranger Things !
Stranger Things, une histoire de famille
Création originale des frères Duffer, Stranger Things nous emmène à Hawkins, dans l’Indiana pendant l’hiver 1983. Une petite ville tranquille proche d’une forêt et qui n’a connu aucun événement grave excepté l’attaque d’une chouette sur l’une de ses habitantes… Pas fameux n’est-ce pas ? Une petite ville visiblement trop calme car même lorsque le jeune Will Byers disparait sans laisser de traces, cela n’inquiète pas plus les autorités locales que leur chef, Jim Hopper, un fumeur alcoolique amateur de grasse matinée pas très loin du cliché du flic habituel. Néanmoins, suppliée par une Winona Ryder (Joyce Byers, la mère du petit) au bord d’une crise d’angoisse, une enquête commence alors. Ils ne seront cependant pas seuls car les amis du disparu, menés par Mike Wheeler et la mystérieuse Eleven (Onze en VF) enquêteront aussi de leur coté. Le tout saupoudré de phénomènes surnaturels dont la ville est victime. Il en faut peu pour comprendre que quelque chose d’étrange se passe dans cette ville…
Un concentré de pop culture à la fois génial mais aussi critiquable
Disons le de suite : Stranger Things est une très bonne série. L’histoire, quoiqu’un peu classique, apporte son lot de mystère, d’humour et d’émotion. Rajoutons à cela une réalisation impeccable, notamment grâce à la création de décors datant des 80s, indispensable à l’immersion. Un véritable bond dans le passé pouvant presque s’instaurer comme un film datant de 1980. C’est de plus, une série portée par des enfants contre un groupe de méchants adultes laissant étrangement penser à E.T. l’extraterrestre datant (comme par hasard) de 1982. Les deux frères ne s’en cachent d’ailleurs pas. Au contraire, ils avouent être deux fans de Steven Spielberg. D’autres références cinématographiques sont aussi présentes, de Star Wars à Firestarter, en passant par Alien et The Goonies, la série regorge de clins d’œil plus ou moins frappants à l’univers 80’s. On peut même y voir des renvois à l’écrivain Stephen King ainsi qu’a l’oeuvre de Katsuhiro Otomo, Akira… une véritable encyclopédie de pop culture.
Cependant, c’est aussi ce qu’on peut le plus reprocher à Stranger Things… Loin d’être un Jurassic World, ce patchwork est discutable car n’apportant rien de particulier excepté une certaine hype nostalgique. Cela reste tout de même une série de qualité, très agréable à regarder (ne crachons pas dans la soupe). Si vous ne connaissez pas toutes ces références, ne vous inquiétez pas, cela n’est pas indispensable à la compréhension de l’histoire. Quand bien même, Stranger Things éveillera sûrement votre curiosité.
Entre visage familier et nouvelle tête talentueuse
Le nom de Winona Ryder ne vous est peut-être pas familier. Connue entre autre grâce a ses prestations dans Beetlejuice ou encore dans Edward aux mains d’argent (quand je vous dis que c’est une encyclopédie de pop culture), ce n’est pourtant pas elle qui porte la série. Notre petit groupe d’amis geeks est en effet très talentueux. On notera plus particulièrement la prestation de Finn Wolfhard (Mike Wheeler) et de l’excellente Millie Brown (Eleven) qui a selon moi, un bel avenir devant elle. On s’attache à tous les personnages principaux et on finit par adorer même ceux qui nous sont présentés comme détestables, surtout David Harbour (que vous avez peut-être vu dans un épisode de New York : section criminelle) génial en flic.
Accompagné d’un univers sonore très développé et attractif
Alors oui, le cinéma, c’est l’art de montrer. Mais les images, accompagnées de musique, c’est bien souvent mieux. Ainsi, en plus d’un univers visuel, Stranger Things nous offre aussi toute une atmosphère sonore intéressante, aussi bien en terme de musique que de son. On retiendra l’attention portée à la réalisation des transitions entre chaque plan, mais aussi l’ambiance audio très progressive, agissant par moment comme des quasi «screamers auditifs». On retrouve une véritable esthétique du son présente dans la série, pas forcément révolutionnaire mais qui a tout de même son petit effet.
Le tout accompagné de musique Synthwave spécialement composée pour la série par les membres du groupe SURVIVE : Kyle Dixon et Michael Stein. Un choix qui n’est pas commun (car décalé de l’époque) mais pourtant très bon. Il colle parfaitement à l’ambiance et à l’univers très mystérieux de la série, notamment grâce a tous ces effets de synthétiseur. On réécoutera tout particulièrement le thème Kids, un petit bijou pour les oreilles qui plaira aux puristes du genre comme aux néophytes.
Amateurs de Rock ‘n’ Roll, de Pop ou de Punk ne partez pas ! On ne vous a pas oubliés ! Les frères Duffer vous ont aussi concoctés une petite playlist de morceaux populaires des années 1980 : Toto, Joy Division, The Clash et bien d’autres sont au rendez-vous. On soulignera aussi l’interprétation très émouvante du morceau Heroes de David Bowie par Peter Gabriel, parfaitement adaptée au contexte de l’épisode et qui en fera frissonner plus d’un.
Stranger Things, une série très prometteuse
Au final, Stranger Things c’est comme une K7 qu’on aurait laissé dans le grenier et qu’on retrouve 30 ans plus tard. Un véritable cadeau empli de nostalgie. On peut en effet la critiquer en disant qu’elle ne fait que reprendre une imagerie des années 1980 sans rien apporter de plus (comme le dit Philippe Guedj dans le journal Le Point) mais au final, on s’en moque. Cela reste une série qui fait du bien, nous rappelant notre plus tendre enfance (et cela même si comme moi, vous êtes né en fin 90). Rappelons tout de même qu’une bonne série ou un bon film ne doit pas forcement apporter une connaissance ou autre; il est avant tout là pour divertir et Stranger Things le fait bien. Malgré un cliffhanger des plus forcés (il faut le dire …), on ne peut s’empêcher d’être impatient à la vue du teaser de la saison 2. Il suffit justement de voir l’engouement autour de la série pour comprendre qu’elle pourrait bien être comparée à Game Of Thrones ou encore Breaking Bad d’ici quelques années. On attend bien évidement de voir ce que va donner cette suite. Mais on s’intéressera également à Castel Rock, la nouvelle série fantastique qui se présente déjà comme le Stranger Things de J.J Abrams (Star Wars 7, Lost) et de Stephen King (qu’on ne présente plus vraiment). Amateurs de série du genre, ces prochains mois s’annoncent visiblement intéressant.
Article écrit par Joel Miranda pour Synthspiria.
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