Ça faisait un petit moment que ça traînait dans les tiroirs… The Burning Dawn, troisième album de l’italien Confrontational, après les excellents Kingdom of Night et A Dance of Shadows, nous avait bien marqué l’année dernière, jusqu’à même à louper de peu notre petit Top des meilleurs albums Darksynth de l’année 2017, bien qu’ayant eu sa place au la main dans notre Synthspiria Selec’ du mois de Novembre, l’album étant sortie ce mois-ci. Alors, aujourd’hui, c’est décidé, on plonge dans la Darksynth de CONFRONTATIONAL, The Burning Dawn, dernière pièce maîtresse de cette trilogie maîtrisée de bout en bout. Car oui, The Burning Dawn est une pure réussite, on ne va pas tergiverser longtemps.
Déjà en matière de mise en bouche, qu’explicite la jaquette de l’album, la tracklist envoie déjà des pâquerettes dans les mirettes à la cadence d’une mitraillette. Des featurings en voici en voilà : la chanteuse et musicienne Tying Tiffany, le talentueux Cody Carpenter (oui le fils de John Carpenter a.k.a. Ludium) le suédois Tobias Bernstrup ainsi que Trevor W. Church du groupe Beastmaker.
Et comme ça me fait plaisir de voir Tying Tiffany apporter sa patte à une des tracks de The Burning Dawn, rien ne vaut un petit morceau pour pousser à la découverte au-delà de l’album.
The Burning Dawn of the Dead
Passons maintenant à l’album, il famoso nuovo album di Confrotnational !
L’album se pose sur Set the Night Ablaze dont l’intro rappelle très clairement le début d’un film à la John Carpenter ou de George A. Romero, jusqu’à même rappeler certains kicks de la bande originale de Christine. Enfin ce genre de kicks qu’on retrouve dans pas mal de bandes originales de films issus des années 80 voire 70. On le répétera jamais assez finalement. C’est mêmeassez logique quand on voit que ce premier morceau a été co-composé avec le virtuose Cody Carpenter. Des notes de synthétiseurs sinistres qui se transforment et s’étoffent au fil des secondes portant une ambiance mi-horrifique, mi-fantastique… Pas de doute, on y retrouve une certaine patte bien connue ! Il y a même de l’influence côté Giallo, pas si étonnant venant d’un italien me direz-vous !
D’ailleurs en parlant de George A. Romero, si le monsieur a passé l’arme à gauche en juillet 2017, The Burning Dawn, après écoute complète en serait finalement peut-être une sorte d’hommage, à travers ses morceaux mais aussi son titre, en écho au Dawn of the Dead de Romero. C’est même certain, enfin, c’en est une supposition certain *héhé*. Set the Night Ablaze peut alors être perçu comme un passage de flambeau, un Allumez le feu nocturne à l’italienne (ça veut rien dire mais ça sonnait plutôt bien, d’autant que ça rejoint le paroles chantées dans ce morceau), un véritable morceau d’introduction à l’univers de CONFRONTATIONAL et de ce qu’il essaye de nous transmettre à travers ce nouvel album.
Une album fait d’Amour et d’Horreur
Une fois la porte d’entrée franchie après ce premier morceau, il ne reste plus qu’à déposer son chapeau et son manteau au porte manteau, pour se sentir pleinement à l’aise dans cet univers sombre et noir, mais à la fois si réconfortant, avec cette plongée dans l’obscurité et cette sensualité palpable à travers la seconde track, portée par le chant de Tying Tiffany, mais aussi Confrontational qui s’y joint, et oui ! Si le morceau se termine sur des petites notes de synthé avec une tonalité rappelant la Science-Fiction d’il y a 40 ans, c’est pour mieux renchérir sur Under The Killing Sun, sur lequel Cody Carpenter vient y poser sa voix. Un morceau à la tonalité plutôt futuriste, sorte de New Wave modernisée.
Il faudra attendre Stranger In The Mirror, quatrième morceau de l’album, pour y retrouver une légère Synthwave, propulsée par Tobias Bernstrup au chant. Bien que répétitif dans sa structure, particulièrement dans sa partie chantée, l’instrumentale est soignée et constitue une véritable atmosphère de Sci-Fi sombre qui viendrait envelopper nos deux oreilles. Enveloppe qui se retrouve transformée en enclave par le morceau qui suit Vendetta, basculant l’album dans une Darksynth plus prononcée. Une invitation à l’Horror Synth saupoudrée de légère notes et une guitare qui bat telle un couteau de boucher qu’on viendrait frotter sur son aiguiseur, laissant place à Vendetta, cinquième morceau de l’album, qui nous plonge cette fois-ci complètement dans l’Horror Synth, avec une atmosphère pesante.
You Still Kill, Together Again !
Décrochant un peu de son atmosphère horrifique, bien qu’en conservant tout de même une certaine trace, l’album laisse place au morceau Queen of Vengeance, en featuring avec Trevor W. Church qui y vient poser sa guitare et son petit solo des plus appréciables, sur les chants et le synthé de CONFRONTATIONAL pour un morceau mêlant Rock et une mélodie synthétique venue napper le tout de légèreté. Cet aspect Rock, bien qu’étant présent tout au long de l’album, s’en retrouve à son apogée avec le morceau suivant co-composé avec Cody Carpenter, You Still Kill, le morceau le plus représentatif et porteur de cet album. Enfin, cela ne reste que mon avis.
Comme ayant atteint son apogée avec You Still Kill, CONFRONTATIONAL nous fait redescendre avec Threhold of Redemption, un morceau bien plus lent et calme, à la frontière de l’ambient venant annoncé un terminus à ce très bon album. Les percussions y sont lourdes et appuyées par un tempo lent sur lesquelles viennent se poser une petite nappe de synthé aux notes longues. L’album se conclut sur Together Again, comme un appel au recueillement de la part de l’italien. Un morceau chanté, qui n’est pas sans rappeler ce qui pourrait être un générique de fin. C’est beau, et tout ce qu’on a envie de faire, c’est d’être aux côtés de Massimo Usai et réécouter cet album ensemble, encore une fois.