Lazer Station sort le grand jeu avec Time Blazer !
Lors de sa sortie en Juin de Device 9, Lazer Station nous avait épaté avec son DarkSynth Cyberpunk saupoudré d’Electro moderne parfaitement taillé pour les Dancefloors de Night City. 7 mois après, il revient avec son nouvel opus : Time Blazer !
Il est temps de ressortir les Cyberdecks et les vestes en cuir, parce que comme le montre la super cover bien Badass (que l’auteur signe lui-même encore une fois !), les choses vont devenir très très Cyberpunk…
Dystopique et Pique et Colégram
Device 9 était un album qui ne perdait pas de temps et qui en mettait plein la tronche très vite : un modèle d’efficacité dans le genre explosif. Time Blazer, même s’il conserve les bases établies par son grand frère (Rétro-Futurisme, mélange sonorité Synthé 80s avec effets Electro, lignes de basses tendues et galopantes) prends plus le temps de se poser et se veut plus grave dans sa tonalité.
Dès Directive et son intro qui monte lentement en intensité… Dès l’arrivée de la ligne de basse plus mordante et vénéneuse… Dès les premières nappes de Synthé, on sent que les ténèbres sont un peu plus pesantes.
La faute à une année 2020 qui a été bien lourde pour tout le monde (et en particulier pour les fans de Musique et les artistes qui ne peuvent plus aller dans les trucs qu’on aime là… J’ai oublié le nom… Attendez… Ha oui : DES CONCERTS) ?
On ne le saura jamais, quoiqu’il en soit, c’est une constante de l’album : plus lourd, plus contenu et plus hargneux (The Paradox Problem, Engaging Power Source).
Mais surtout, ce que je retiens de Time Blazer, c’est avec quelle précision il parvient à capturer l’essence même du genre Cyberpunk dans son ADN. Précis, méticuleux, furtif et dangereux : on a vraiment l’équivalent musical d’une mission d’infiltration dans une arcologie Corpo.
Ecoutez Lipstick and Napalm pour vous en convaincre : clairement l’un de mes highlights de l’album. Vous avez tout : un sample bien badass (Too Much Lipstick… and not enough Napalm !), un Mid-Tempo bien lourd martèlant une basse omniprésente qui groove sévère et une boucle mélodique à faire planer un junky.
Il faudra attendre la toute fin de l’album pour voir un peu de lumière : Count Back est aussi inattendu que réussi avec des sonorités presque Dreamwave dans ce cocktail Darksynth/Cyberpunk.
Les connaisseurs de jeux indépendants feront le rapprochement avec Garoad et sa BO du jeu Cyberpunk VA-11 HALL-A (Dispo sur STEAM)… Et pour ceux qui ne connaissent pas… Je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus si vous aimez lire et chill un peu sur de la bonne musique.
Movement Through Time continue dans la légèreté avec un synthé plus sautillant et entraînant qui laisse entrevoir un happy ending… laissé en suspens par le rapide Tunnel Run qui fait tomber le rideau de fin sur l’album de manière haletante, au rythme des lumières qui se reflètent dans la carrosserie d’une voiture lancée à toute vitesse dans un tunnel.
We’ve got a City to Burn
Album après album, Lazer Station affine son style et parvient à transfuser ses influences modernes dans un genre tourné vers le passé. Comme un Charcudoc expérimenté, il greffe son chrome dernier cri et transforme un edgerunner en machine de guerre inarrêtable !
Si vous aimez le genre Cyberpunk, vous n’avez aucune excuse pour passer à côté de cet album…
Garanti 100% sans bugs et fonctionnant sur toutes les machines (oui je fais un taquet au jeu Cyberpunk 2077, mais c’est gratos parce que perso je l’ai vraiment ADORÉ).