Si l’on vous dit orchestrations symphoniques, si l’on vous dit thérémine, si l’on vous dit aliens et caoutchouc, vous aurez sûrement une image chelou en tête. C’était pourtant une association d’idée évidente pour vous faire deviner notre interviewé du jour. Vous l’avez déjà croisé sur notre site lors de notre review de son très bon Invaders. Si sa musique vient d’un autre monde, ses influences sont elles bien terriennes et cette phrase est un infâme ramassis de clichés dont il faudra bien vous contenter. Allez hop, l’interview playlist d’Hollywood Burns c’est par ici !
La Playlist Interview de Hollywood Burns
- Quel titre t’a plongé dans la Synthwave ?
C’était Propulsion Overdrive de Dynatron. Je l’avais découvert en regardant Nolife dans l’émission de débat de Thierry Falcoz, où ils avaient diffusé la bande annonce du jeu Galactic Princess qui utilisait ce morceau. Je sais pas si je peux dire que ça m’a plongé dans la Synthwave, mais en tout cas ça a été mon premier contact avec cette scène dont j’ignorais même le nom.
- Quelle est ta première grande claque musicale ? Ton premier coup de foudre auditif ?
Des coups de foudres auditifs j’en ai eu plein. Mais le premier, Henri Des. J’avais 4 ans.
- C’est quoi LE morceau le plus emblématique du groupe que tu as le plus suivi ? Celui que t’as vu 20 fois en concerts… ou que tu aurais voulu voir.
Progenies of the Great Apocalypse de Dimmu Borgir. Découvert pendant mes années collège. Je n’avais jamais entendu quelque chose d’aussi grandiloquent. Ce n’était pas le premier groupe à avoir fait usage d’un orchestre, mais rarement j’avais entendu une utilisation aussi intelligente.
- L’envie de faire de la musique, elle te vient de qui ?
Essentiellement des groupes de métal scandinave que j’écoutais quand j’étais ado, et que j’ai par la suite copié. Ça allait de Ensiferum et Children of Bodom à Finntroll et Amon Amarth.
Contrairement aux groupes US qui mettaient en avant les gros riff qui bougent (que j’écoutais aussi par ailleurs), c’était de la musique très mélodique à l’époque. Je pense que c’est quelque chose dont j’ai hérité dans mes morceaux.
- Qui est selon toi ta principale influence musicale aujourd’hui ?
John Williams. Mais depuis toujours. Ce n’est pas lui qui m’a aidé à façonner mon identité sonore, mais plutôt sa philosophie. Sa musique est d’une intelligence rare et pourtant tellement pop !
Ce qui m’a frappé c’est comme de nombreux compositeurs classiques avant lui, une écriture et des arrangements particulièrement techniques, tout en donnant l’illusion d’une musique simple et facile à écouter.
Pour la petite histoire, dans mon album le nom du morceau Scherzo no.5 in Death Minor est un petit clin d’œil à Scherzo for Motorcycle & Orchestra (Indiana Jones and the Last Crusade) et Scherzo for X-Wings (Star Wars the Force Awakens).
- On a tous une chanson pour quand ça va pas. Tu nous donnes la tienne ?
Humanity de I AM UN CHIEN. Plutôt qu’aller se jeter dans des titres qui se lamentent, autant écouter quelque chose qui donne envie de tout casser.
- Et si tu devais nommer une piste pour pécho ?
Filme-moi de Alice et moi. Parce que ça sonne super glamour, alors que pourtant c’est un morceau d’amour narcissique.
- Un titre pour les longs trajets ?
Brute Force de the Algorithm est un album que j’ai beaucoup écouté pendant mes longs trajets. Tellement que je l’associe maintenant au voyage. Vu que c’est le seul moment où j’ai vraiment du temps de cerveau vraiment disponible à 100%, j’aime bien écouter ce genre de musique qui favorise l’imagination. Userspace est mon titre préféré de cet album incroyable.
- Quel morceau récent t’a fait bouger ton booty dernièrement ? Ou les épaules, au moins.
J’aurai pu citer pas mal de choses, mais je dirai POP/STARS de K/DA. Comme pas mal de titres de K-Pop, y a ce truc badass que j’aime bien. Pourtant c’est un faux groupe qui sert à promouvoir League of Legends.
- Pour terminer, le titre avec le plus de love dans tes playlists ? On veut du mielleux, de la guimauve, que ça dégouline et que ce soit honteux !
Alors je sais pas si honteux, mais Dark Cat ou Snail’s House, parce que plus Kawai c’est impossible !
- Enfin, question bonus : faisons un peu d’Autopromo : le morceau de toi que tu voudrais mettre en avant pour que les auditeurs te découvrent !
Scherzo no.5 in Death Minor. Ce morceau résume bien ce que j’ai essayé de faire dans mon album. Un peu d’horreur vintage, un peu d’orchestral, et des rythmes entrainants.