Si le court-métrage The Summoner n’est pas encore arrivé sur nos écrans et n’a pas réellement donné de nouvelles croustillantes concernant l’avancement de ce dernier depuis la fin de sa campagne de financement participatif l’année dernière, (Ah ben si en fait ! Le trailer vient tout juste de pointer le bout de son nez après qu’on ait écrit ces lignes, chez nos confrères de Vehlinggo), le projet semble parvenir à sa fin. Ça y est, on arrive au bout, la post-production étant, d’après ce que j’ai compris, finie, du moins on nous en annonçait la finition au début du mois de mai. Donc je pense qu’on arrive près de la release tant attendue. Mais ce projet, The Summoner, c’est quoi au juste ?
The Summoner, le court-métrage, pas encore sorti, mais qui arrive…
Vous l’aurez compris à la lecture de cette introduction, The Summoner est un court-métrage, mais ça serait mieux si on savait de quoi ça parlait. Eh bien je vais te le dire Billy !
The Summoner, c’est un projet qui respire la passion, créé par des passionnés, pour des passionnés (pas que) : James Secker en tant que scénariste et réalisateur, Rob Yeomans en tant que producteur, Matthew Harrison en tant qu’assistant réalisateur et de production et Adam Skog, aussi bien connu de nos oreilles en tant qu’Irving Force, au montage et à la post-production (VFX…).
“Bon c’est bien beau ton truc là mais ça parle de quoi ?”
Ça va, ça va j’y viens. The Summoner se déroulera dans une réalité alternative, où hantent et déambulent esprits malfaisants et violents. La seule manière d’exterminer cette merde, c’est d’y envoyer The Summoner, un chasseur de fantôme joué par Adam Mcnab, chanteur du groupe Le Cassette et qui a aussi joué dans des films tels que The Cocksure Lads Movie, Way of the Monkey’s Claw et Something Happens Here entre autres.
Un personnage solitaire, troublé psychologiquement, ayant perdu sa compagne dans des circonstances complexes et tragiques. Une personnage qui aura tout perdu et qui ne vit finalement que pour son taf’ d’éradiqueur d’emmerdeurs spectraux. Un personnage à la Mad Max quoi… aux côtés de l’actrice Mhairi Isla Calvey, qui jouait la jeune Murron dans Braveheart de Mel Gibson ou dernièrement dans Any Minute Now.
Adam McNab et Mhairi Calvey
A noter que James Secker, a écrit et conçu le court-métrage comme un hommage à toute cette période cinématographique mêlant l’action et l’épouvante-horreur typiques de cette décennie, avec un brin de renouveau appuyé par cette bande originale, où nous retrouvons de grands noms issus de la scène Synthwave. Derrière The Summoner, on retrouve comme influences et références les films Phantom de Mike Marvin, Suspiria de Dario Argento, Hardware de Richard Stanley et Blade Runner de Ridley Scott.Un certain confort visuel et choix de direction artistique de haute volée !
The Summoner - Original Soundtrack, la BO invoquée
En attendant le court-métrage et sa sortie, la bande originale de ce dernier est d’ores et déjà disponible sur Bandcamp, au label Lazerdiscs Records. Bon, alors, on ne va pas y aller par quatre chemins, The Summoner brillera par la qualité de sa bande originale une fois le film sorti, ça n’en fait aucun doute. Non pas parce que l’ensemble de la bande originale rassemble un beau panel d’artistes de la scène Synthwave à travers des noms comme Absolute Valentine, Waveshaper, Vincenzo Salvia, d.notive, Nightstop, Hello Meteor, Sellorekt/LA Dreams, Maxthor, Moondragon et Irving Force (au final, je les ai tous cités…), mais bien parce que cette bande originale retranscrit à merveille, si puis-je le dire ainsi, l’atmosphère qu’évoque ce court-métrage au travers son synopsis.
Si chaque artiste apporte sa véritable empreinte et son propre style aux différentes compositions, il en résulte une certaine cohérence, loin d’être déplaisante, avec ses sonorités et mélodies issues des films de séries B d’épouvante-horreur des années 80 et même 70, conférant une ambiance globale sonore Horror Synth bien datée instaurant de prime abord l’ambiance à laquelle nous emmènera The Summoner une fois sorti.
The Summoner rime avec nuit d’horreur
Dès les premières secondes, une fois lancé le premier morceau, Emergence, signé Waveshaper, on y est plongé. La montée en tension en guise d’introduction où l’on s’imagine déjà le Summoner débarquer dans une piaule lugubre et infestée se préparant à faire le ménage. S’en suit la rythmique frénétique, de Vincenzo Salvia avec Fantasma, véritable petit bijou mêlant Synthwave et Italo Disco, sous airs de Rock des années 70.
Une aura de puissance rejoignant le quatrième morceau chanté Fire in Eyes de d.notive qui nous transpose dans une Pontiac Firebird Trans Am de 82, le Turbo Boost enclenché, prêt à dézinguer de l’esprit malfaisant tel un Ghostbuster gonflé comme un Marshmallow Man. The Summoner a trouvé son True Survivor (Kung Fury) ! Un peu en déçà dans sa première partie, le septième morceau Intruder de SelloRekt/LA Dreams se lance finalement dans sa seconde partie, aux notes prolongées, prolongeant la continuité du morceau précédent de Dream Fiend avec Pest Control.
J’ai pas de rime en “our” rime avec amour
The Summoner, ce n’est pas que de l’épouvante-horreur, c’est aussi de l’amour et cela est particulièrement bien retranscrit à travers la bande originale, particulièrement avec les tracks de Nightstop et Hello Meteor. La première, Intimacy, se détachant littéralement des premiers morceaux de l’OST, nous emmène dans une chambre d’hôtel aux lumières tamisées où les courbes du spectre audio se joignent aux courbes corporelles dont on souhaiterait qu’elles s’étendent à l’infini.
Tandis que Landline d’Hello Meteor au synthétiseur cristallin et à la mélodie douce vient apaiser les mœurs et les tympans après cette nuit d’amour, tel un rêve auditif, rappelant Water World de l’univers de Super Mario 64 de Kōji Kondō. Oeuvre musicale qui n’a absolument rien à voir avec The Summoner et qui pourtant m’est venue à l’esprit à l’écoute de ce morceau tant les sonorités, la rythmique et l’émotion transmise m’y à fait penser. C’est véritablement le coup de cœur de cette bande originale, suite à la simple écoute de celle-ci. Une fois transposée aux images du court-métrage, lors du visionnage, cela n’aura peut-être pas le même effet… Wait, See & Listen comme pourrait-on dire.
The Night is End ? No !
Nightstop en remet une couche avec un second morceau, The End is Night, très différente de Intimacy, bien plus axée dans une darksynth légère appuyé d’un vocoder féminin angélique. Mais ce sera probablement Crestfallen de Moondragon, à l’atmosphère pesante et bien fournie, qui nous fera s’asseoir de nouveau sur notre vieille chaise et à s’illustrer ce qui vient frapper nos oreilles, entre désespoir et espoir. On optera pour la version péjorative, les mains agrippées à notre chaise, avec la piste qui suit, Light in the Dark, signée Absolute Valentine et sa rutilante Darksynth appuyée par des notes et un ton graves dont la lumière d’espoir tentera sa percée tant bien que mal, tant la production d’Absolute Valentine est intensément épaisse et lourde. Une atmosphère à en faire mourir un mort. Je vous le dis.
On terminera sur les deux derniers morceaux, dont l’un composé en duo par Waveshaper et Irving Force, Retaliation. Parce que oui, il fallait bien qu’Irving Force se prête au jeu et on l’attendait au tournant, avec un morceau sulfureux qu’on écouterait bien sur un folle partie de F-Zero. C’est frais, puissant et frénétique, à l’image, ou plutôt à l’écoute des deux messieurs. On finira en beauté sur un morceau bénéficiant de chant à nouveau, Buried Deep Inside de Maxthor qui arrive tel un générique de fin. Après cette ultime piste, on se rend compte, face à un tel ressenti, que cet album est bel et bien une bande originale réussie, tant l’impression d’avoir vu un film suite à cette écoute nous transperce.
Vraiment, The Summoner est déjà une réussite tant cette bande originale est un véritable condensé de qualité aux différents genres et thématiques, grâce à sa multiplicité d’artistes et au talent de composition de ces derniers. Par ailleurs, si la bande originale nous met déjà une petite fessée, elle en laissera une trace probablement plus rouge au visionnage… On l’espère !
Ecouter The Summoner - Original Sountrack
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Mise à jour : The Summoner en trailer
Le trailer du court-métrage The Summoner est désormais disponible ci-dessous :