Il est enfin là, le successeur du très acclamé Automated Refrains, sorti en 2017. Fort d’une discographie aussi dense que qualitative, on ne présente plus Dan Terminus, auquel cas, nous avons très récemment réalisé une interview du monsieur à l’occasion de la sortie de son nouvel album.
Et le moindre qu’on puisse dire c’est que le prodige du Cyberpunk est de retour pour embellir une fois encore nos esgourdes.
Écouter Last Call for All Passengers de Dan Terminus
Là où nous allons, il n’y a pas de route !
Last Call for All Passengers démarre fort avec Oubliette. Toujours aussi dissonant et dynamique, le sieur Terminus nous fait voyager à toute vitesse. Distorsion, kick, distorsion, kick. Trop tard pour attacher sa ceinture, il est temps de s’accrocher. Requiem ne nous laisse pas en reste et continue sur cette lancée. Arrivé au milieu de la piste, le break est un véritable délice. C’est en cela que pour moi Dan Terminus arrive à frapper plus fort que les autres. Une richesse de composition qui se délivre à travers des structures torturées et très peu répétitives.
Tantôt mélodique, tantôt sombre et oppressant, Last Call For All Passengers est un appel à voyager. Cependant, rien ne nous garantit que nous reviendrons indemnes de ce périple.
Vivre… ou survivre
On continue ensuite avec l’enchaînement de Inert et Disfigured. Toujours coincé entre le mystérieux et le lumineux, les tons s’entremêlent et ne laissent que peu de place au silence. Je pense me répéter mais encore une fois, le terme de Distorsion est le mot pour décrire cet album.
Le vocoder présent dans Multitude, c’est la touche Terminus. reconnaissable entre mille (à condition bien sur d’être un aficionado de sa discographie). Il ne manque pas de nous rappeler que nous sommes coincés entre les frontières de l’organique et du mécanique. Dan Terminus nous prouve une fois encore qu’il est le maître incontesté de ces lieux, et que nous sommes les spectateurs d’un univers qui n’est pas le nôtre.
Terminus, tout le monde descends!
Inutile de passer chaque titre au peigne fin puisque c’est à l’auditeur de découvrir le fin mot de l’aventure. On pourrait presque se laisser porter jusqu’à ce que Abattoir nous réveille à gros coups de sabots. Impossible de comparer Last Call For All Passengers à son prédécesseur, Automated Refrains. Moins épileptique, un peu plus reposé, et pas moins brutal pour autant. Nouvel opus, nouveau coup de maître. La machine est lancée et rien ne l’arrête…