Quand la créativité sonore rencontre le domaine vidéoludique, cela peut donner un album banal, tant nos oreilles de connaisseurs s’habituent à écouter encore et toujours les mêmes sonorités. Ici, Yikers nous fait plaisir en innovant avec une synthwave simpliste et une vaporwave basique qui se combinent à merveille. Cet album est un chouette moment qui ravira vos sens de mecs branchés. Sans hésiter. De toi à moi, j’ai apprécié cet album mais pas surkiffé, je pense que j’ai besoin d’encore quelques écoutes pour réellement presser le jus de Laser Beams et récolter tout le jus sonore, qui me remplira la caboche avec convenance, j’en suis sûr !
Quand j’ai écouté cet album, j’ai pensé directement à « Janski Beeeats », un artiste français qui bombardait déjà mes oreilles à mon jeune âge à coups d’électro survolté, remplis de sons de jeux vidéo de ta Commodore 64 et de la NES de ton petit cousin Emile. Vous ne connaissez pas Janski ? Bon, et bien, ça fera d’une pierre deux coups.
Une balade sympathique et mélodieuse
Pour en revenir à cet album, je ne demandais pas la lune avant de cliquer sur le bouton « Play ». Je m’attendais à des musiques sans âme qui s’enchaîne sans vergogne, des trucs qui pourraient passer sur MTV quoi. Bah non, perdu. J’ai trouvé un lingot d’or sertis de joyaux, qui apporte un vent de fraîcheur au monde musical qui est le nôtre. Il ne faut pas attendre un headbang excessif sur cet album, ce n’est vraiment pas le genre. C’est parfait pour bosser en même temps, même si certaines boucles vont vous rester dans la caboche et pourrait perturber (ou agrémenter) votre travail.
Loin de la darkwave violente de Dan Terminus et Gost, de l’entraînante dreamwave de Robert Parker et Belle Maison ou de la coldwave de Mega Drive et Hypercan (joke), Yikers nous illumine une petite heure avec un album disponible depuis le 15 Octobre dernier, directement sur SoundCloud.