Après avoir fait notre sélection des meilleurs singles Synthwave et Darksynth de l’année 2017, on s’attaque désormais aux meilleurs EP sorties. Et comme il s’agit d’une sélection dédiée aux EP, on a décidé de la faire assez courte ! C’est parti pour noter Top 11 des meilleurs EP Synthwave / Darksynth de l’année 2017.
#11. The Reckoning de Replicant
Sorti de nulle part et malheureusement passé trop inaperçu, ce Concept EP protestataire de Replicant est un mix réussi et sombre entre Synthwave et Darkwave, avec un chant lugubre et possédé unique, presque shamanique parfois. Pas toujours joyeux, mais poignant.
A conseiller aux fans de Depeche Mode (la piste Plagued devrait facilement les convaincre).
#10. Testosterossa de Powernerd
Le trio de Powernerd est revenu cette année avec l’EP Testosterossa, qui en annonce déjà la couleur. Un EP de cinq tracks qui ronronne tel un moteur de Testarossa ! Une fusion de puissance et de classe avec des featurings qui te donnent tout de suite envie d’appuyer sur la pédale « Play » : P J D’atri, Dana Jean Phoenix, Lebrock, Cody Carpenter et pour chapeauter le tout un remix de Volkor X.
#9. Destination de Lazer Station
Tout au long de l’année, Lazer Station nous a offert plusieurs EPs qui ont finalement composé son premier album Missions. Destination a été notre coup de cœur grâce à son échantillon de compos ultra solides. Avec lui, impossible de savoir où s’arrête la Space Synth et où commence l’Horror Synth… Mais comme c’est souvent le cas dans les bons films d’horreur, lorsque l’on se rends compte que quelque chose cloche, il est déjà bien trop tard pour faire marche arrière.
Pas grave, de toutes façons, on avait pas envie de partir.
#8. Unfolding Reverie de Leslie Nayoko
L’Intelligence Artificielle Leslie Nayoko a été particulièrement productive cette année, mais c’est Unfolding Reverie qui nous as le plus impressionné. Sorti chez Burning Owl Records, cet EP nous emmène dans de sombres recoins du réseau, un univers cyclopéen terrifiant dont aucun être humain n’aurait jamais du entendre parler.
Un EP d’une puissance effroyable que rien n’arrête et qui ne laisse aucun doute possible : le jour où les IA décideront de prendre le contrôle et de nous faire la peau, on sera foutus.
#7. Lost Planet de Speed Machine
On attends toujours un vrai album du Français Speed Machine, mais tant qu’on a des EPs de cette qualité pour patienter, on tiendra le coup ! On pourrait penser qu’il s’agit d’un album de Space Synth en voyant la pochette, pourtant c’est clairement dans une ambiance Carpenterienne que vous plongera Lost Planet.
Ok ok : du John Carpenter dans l’espace, si vous voulez… Mais pas comme Ghost of Mars. En mieux !
#6. Velocity de Waveshaper
Toujours plus vite ! Waveshaper mets le turbo avec Velocity et signe un EP qui aurait pu être la BO d’un jeu de course 16 Bits. C’est speed, c’est fun et ça reste dans la tête comme ce vieux thème de F-Zero !
#5. Nocturnal de The Midnight
Connus pour ses tubes ensoleillés, The Midnight a voulu varier les plaisirs avec Nocturnal et nous offrir une approche plus progressive, posée et douce. Un pari risqué, mais le résultat est une franche réussite qui a squatté nos playlists et nos autoradios pour accompagner nos escapades nocturnes cette année. Déjà qu’ils nous avaient scotché avec Endless Summer l’année dernière (#1 de notre Top 11 des albums Synthwave de 2016)…
Et s’il pleut dehors, c’est encore mieux pour l’ambiance.
#4. Strange Valley de Sierra
Sierra a été une énorme surprise cette année : avec son premier EP Strange Valley, la française se démarque de la DarkSynth habituelle pour aller encore plus loin dans les ténèbres. Au programme des réjouissances, vous trouverez des ambiances oppressantes, des sirènes dissonantes, des percussions envoûtantes… et des mélodies lancinantes. Si vous n’êtes pas du genre froussard, osez mettre un pied dans cette étrange vallée, le voyage en vaut la peine !
#3. New Model de Perturbator
Est-il encore nécessaire de présenter Perturbator ? Probablement pas. En revanche, si vous n’avez pas écouté son EP New Model, vous passez à côté d’un futur classique du DarkSynth. Avec cette sortie, Perturbator fait évoluer la DarkSynth dans une autre direction : à la fois plus noire encore, plus froide et plus déshumanisée. Peut-on déjà parler de Post-Darksynth ? Ou de DarkSynth Industriel ? L’avenir nous le dira, mais en attendant, pas besoin d’être un expert en Synthwave pour deviner que cet EP sera le point de départ d’un sous-genre de DarkSynth à part entière.
Seul Perturbator pouvait sortir un tel chef d’oeuvre, et de le retrouver en 3ème position de ce top montre combien le choix a été dur pour le podium de ce Top EP et la qualité des productions de 2017 ! On l’avait déjà retrouvé en première position de notre Top 11 des albums Darksynth de 2016 avec Uncanny Valley.
#2. Black Gold Sun de Anoraak
Tout comme le soleil de l’été, Black Gold Sun a rayonné pendant les grandes vacances. Anoraak donne une véritable leçon de SynthPop avec 6 titres parfaits qui donnent envie de tout plaquer et de partir en vacances le sourire aux lèvres. Il est impensable qu’un artiste de cette trempe ne soit plus connu et reconnu, surtout quand on sait qu’il a participé au groupe désormais Mainstream Pony Pony Run Run.
#1. Awakening de Robert Parker
Véritable machine de guerre en live, Robert Parker a tout explosé avec son EP Awakening. Poussant ses racines « Miami Nights » dans des retranchements rétro-futuristes, ce bon vieux Bebert réalise une oeuvre difficilement classable, à mi-chemin de tous les genres de Synthwave. Awakening est le fameux chaînon manquant, le parangon de la Synthwave. Et tout ça avec une spontanéité et une sincérité désarmante. C’est magnifique.
Son précédent album, Crystal City, était dans notre Top 3 des meilleurs albums Synthwave de l’année dernière. Chapeau Robert Parker !
Mention Spéciale
Tempest de Carbon Killer
Trop long pour être un single et trop court pour réellement être un EP (2 pistes seulement), Tempest nous a bien embêté pour le ranger quelque part. Une chose est sûre, il était impossible pour nous de ne pas vous en parler ! Under The Skin est une balade désabusée d’une beauté futuriste tragique, et Bolt est une explosion d’énergie emmenée par de multiples instruments au groove démentiel (ce solo de basse slappée B.O.R.D.E.L).
Vous ne pouvez pas imaginer avec quelle impatience on attends le premier album de Carbon Killer, notre héros masqué, ni même de le revoir sur scène. S’il nous ponds 10 morceaux de cette trempe, je peux déjà vous dire que vous le retrouverez dans notre Top 2018.
[…] Atmosphère portée par une Darksynth aux petits oignons. Le bougre, il était déjà son notre Top EP de l’année dernière, avec Unfolding Reverie. Et on espère qu’il n’en restera […]